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Playlist Dancehall :

40 titres incontournables pour votre dancefloor.

Quel-DJ est ravi de vous présenter sa playlist Dancehall

Né à la fin des années 1970, le dancehall fera mine d’obéir aux bases du reggae pour mieux délaisser la parole rasta au profit d’un flow salace et vindicatif.
Voici le portraits de quelques-uns de ses protagonistes d’hier mais aussi d’aujourd’hui.

Bonne (re) découverte!

playlist dancehall

Dernière mise à jour :
20/01/26


Classiques fondateurs (80–90) : les piliers du dancehall “sound system”.

BARRINGTON LEVY – Here I Come (Broader Than Broadway)

01

Voici l’un des premiers tubes du dancehall, remontant à l’année 1985, qui sonne bien roots mais toujours très actuel. Barrington Levy y livre une interprétation remarquable, à mi chemin entre le chant et le toast des DJ qui préfigure un rap esquissant alors ses premiers pas aux États-Unis. L’Intercom Riddim est, bien évidemment, au centre de notre attention, tant on sait que Beenie Man, Burro Banton, Cobra , Red Rat, et autres Vybz Kartel le propulseront plus tard au rang de classique absolu. Si vous recherchez principalement à étoffer une playlist dancehall des années 80, nous ne saurions que vous recommander deux tracks de très haut vol: “Zungguzungguguzungguzeng” de Yellowman et “Punanny” d’Admiral Bailey.

BUJU BANTON – Champion

02

Figure controversé de la scène ragga dancehall jamaïcaine, Buju Banton enchaîne les classics depuis les années 90. Le titre « Champion », posture qu’il adopte pour séduire une bombe sexuelle dans le texte, peut être considéré un incontournable pour votre playlist dancehall. Par ailleurs, il nous livrera l’un des meileurs ragga dancehall produit en 2020, avec « Blessed ».

CAPLETON – Who Dem

03

Comme Buju Banton, le King Shango à la posture Rastafari verra sa magnifique carrière musicale entachée par son homophobie viscérale. Mais celui qui chante sans relâche l’injustice ainsi que l’oppression des classes populaires est-il le plus déconnecté de l’humanité? Écouter le désormais mythique « Who Dem » offre matière afin de se remettre définitivement sur les rails…

CHAKA DEMUS & PLIERS – Murder She Wrote

04

L’hymne ragga dancehall 90’s « Murder she Wrote » est le fruit d’un patchwork prodigieux produit par les hitmakers Sly And Robbie. Everton Bonner, alias Pliers avait déjà enregistré en solo une première version de cette chanson, en 1987, dans une verve reggae plus que honorable mais vouée à sombrer dans l’oubli. De son côté, Chaka Demus avait connu un succès d’estime avec son dansant « Pretty Face and Bad Character ». Sly And Robbie auront la brillante idée de combiner les deux morceaux, mashés avec un riddim inspiré par le « Bam Bam » du groupe Toots & The Maytals. Cette nouvelle production électronique, et novatrice pour l’époque, propulsera le dancehall bien au delà des frontières jamaïcaines. Si cet énorme tube de Chaka Demus & Pliers accompagne toute bonne playlist dancehall depuis trois décennies, il doit cependant être entendu que ce dernier fustige ouvertement le droit à l’avortement. Le « Bam Bam » de Sister Nancy, sorti en 1982, constituera toujours une belle alternative pour votre dancefloor.

CUTTY RANKS – Limb by Limb

05

Après « The Bomber » en 1989, Cutty ranks fera du slackness son fond de commerce. Tout comme l’apologie des armes à feux par ailleurs. Sa popularité l’amènera Outre-Atlantique ou il enchaînera les succès jusqu’au massif « Limb By Limb ». Un hymne qui résonne toujours dans le cœur des amateurs du genre.

DADDY YOD – Delbor

06

Figure emblématique du dancehall franco-kreyol des années 80, Daddy Yod fait desormais parti des anciens. On notera tout de même une fabuleuse collaboration avec le groupe rap TSN dans les années 90, sur le titre «Gagner Pour» . Quant à « Delbor », il demeurera à jamais un classique qui semble toujours actuel dans sa prose comme dans sa verve.

DAWN PENN – You Don’t Love Me (No, No, No)

07

Un titre majeur, sans doute trop monotone pour inonder le dancefloor mais que les connaisseurs aiment toujours entendre en fin de soirée.

MR. VEGAS – Heads High

08

Le DJ dancehall, Mr Vegas rencontre un succès retentissant dès 1998, très appuyé par sa maison de disques Greensleeves devenue VP Records depuis. Si « Heads High » est un succès populaire notable, la compilation The Biggest Ragga Dancehall Anthems 2000 lui concède cinq titres de très bonne factuire également.

SHABBA RANKS – Ting-A-Ling

09

Cette pépite, au riddim suffisamment épuré pour laisser place à un véritable déluge verbiale, inspira plus que fortement la scène reggae latine à sa sortie en 1990.
C’est ainsi d’ailleurs que serait né le Reggaeton de Porto Rico.

SISTER NANCY – Bam Bam

10

Un classique transversal, devenu culte bien au-delà de la Jamaïque. “Bam Bam” est souvent cité pour sa longévité, ses reprises/samples, et sa capacité à fonctionner autant en sélection “culture” qu’en moment dancefloor. De surcroît, le morceau est parfait pour faire le lien entre reggae, dancehall et influences ultérieures (hip-hop, reggaeton, pop).

TENOR SAW – Ring the Alarm

11

A ce jour, plus de 400 chansons créditent ce riddim, vieux d’une quarantaine d’années et communément appelé « Stalag 17 ». Il n’en demeure pas moins que la plus populaire des versions soit celle-ci, alors qu’elle ne rencontra pas à sa sortie, en 1982, un plus franc succès que le « Ring The Alarm » de Tenor Saw (1985).

YELLOWMAN – Zungguzungguguzungguzeng

12

Yellowman incarne l’explosion du dancehall “deejay” des années 80 : un style direct, provocateur, pensé pour faire réagir la foule. À ce titre, ce morceau reste l’un des marqueurs les plus identifiables du slackness originel. Autrement dit, si l’on veut raconter d’où vient l’énergie dancehall, c’est l’un des arrêts obligatoires.
BUJU BANTON Champion music dancehall (pochette)
CAPLETON Who Dem/Slew Dem (pochette)
CUTTY RANKS –  Limb by Limb (pochette)

Du dancehall aux rues de New York, il n’y a parfois qu’un riddim ou un sample. Découvrez notre playlist consacrée aux grands classiques du rap US des années 90, un autre pilier incontournable des cultures urbaines..

Explosion internationale (2000) : le dancehall mainstream.

BEENIE MAN – King Of The Dancehall

13

Le king du Dancehall est devenu une vedette évoluant bien loin des quartiers mal famés de Kingston, où ses rivalités avec Bounty Killer exaltait jadis les foules. Pourtant, son style débridé et décomplexé en fait un artiste qui compte toujours autant en Jamaïque. Il n’est pas rare de le croiser au Passa Passa, fête de rue dans laquelle raisonne parfois ce classique sorti en 2004 ou le non moins dantesque « Who Am I » .

DAMIAN “JR GONG” MARLEY – Welcome to Jamrock

14

Un titre reggae intense, aux accents de dancehall et qui, au fond, a rencontré une certaine universalité.

KEVIN LYTTLE – Turn Me On

15

Un tube caribéen au rayonnement mondial, qui a envahi radios et clubs au milieu des années 2000. Même si le morceau se situe à la frontière soca / dancehall, il a été consommé comme un hit dancehall par le grand public, notamment en Europe. Par conséquent, il a toute sa place dans une section “Explosion internationale”.

LUMIDEE – Never Leave You (Uh Oooh)

16

Un symbole du crossover : une esthétique R&B/urbain américain posée sur une rythmique directement héritée de la Jamaïque. Le résultat a fait le tour du monde, et a montré que le dancehall pouvait se greffer à la pop urbaine internationale sans perdre son efficacité club.

SEAN PAUL – Get Busy

17

S’il fallait définir le plus gros tube dancehall de la première décennie des années 2000, il s’agirait plus que probablement de « Get Busy ». Sean Paul représentant le mainstream, alors que les amateurs de mixtape privilégiaient au même moment le « dancehall clash » de DJ Halan. Afin de justifier plus d’un million de disque vendus grâce à ce qui fut son premier album, Sean Paul aura néanmoins dû compter sur des tracks comme “Gimme the Light” ou « I’m Still in Love with You » .

SHAGGY – It Wasn’t Me

18

Un des plus gros phénomènes pop-reggae du tournant 2000, qui a contribué à ouvrir en grand les portes des majors au dancehall “grand public”. À ce titre, le morceau symbolise la bascule industrielle : rotation radio, clips omniprésents, et adoption massive hors Jamaïque.

WAYNE WONDER – No Letting Go

19

L’autre visage de l’explosion internationale : un dancehall plus romantique, plus “radio friendly”, et donc capable de toucher un public beaucoup plus large. Wayne Wonder y propose une love song simple et universelle, portée par une instrumentation lumineuse et une interprétation souple.
Playlist dancehall BEENIE MAN King of the Dancehall (pochette playlist boum)
DAMIAN “JR GONG” MARLEY Welcome to Jamrock (pochette)
CAPLETON Who Dem/Slew Dem (pochette)

Envie d’élargir la piste de danse ? Retrouvez notre sélection généraliste et festive des années 2000 .

Bangers / crossover (2010–2025) : les ponts vers la pop mondiale.

ALKALINE – Champion Boy

20

Alkaline incarne une esthétique plus sombre et plus “trap-influenced”, qui a marqué la jeunesse jamaïcaine au début des années 2010. “Champion Boy” est l’un de ses titres les plus structurants, parce qu’il symbolise une nouvelle façon de penser le dancehall : plus froide, plus digitalisée, plus clivante parfois, mais indéniablement influente.

BLAIZ FAYAH & TRIBAL KUSH – Bad

21

Son reggae dancehall fait sensation à travers le globe. Pourtant, le nom de Blaiz Fayah fait aussi souvent mouche lorsqu’il s’agit de l’identifier clairement. Le fait est qu’il est parisien et qu’à défaut d’avoir l’aura d’un Sean Paul ou d’un Alborosie (l’italien qui chantait notamment « rock the dancehall » en 2013), l’efficacité de ses productions résolument festives ont forcé le respect de ses paires des Antilles et d’Amérique du Sud. Avec les néerlandais Tribal Kush il signait, en 2021, le new dancehall « bad » qui demeure à ce jour son plus gros track.

CHARLY BLACK & J CAPRI – Gyal You A Party Animal

22

2014 sera l’année de la consécration pour Charly Black avec ce single Dance dancehall aux allures de tubes de l’été, et qui a su conquérir bien des groupes de zumba. On le retient essentiellement pour son aspect fédérateur capable d’attirer un nouveau public vers notre style du jour.

DEEWUNN feat MARCY CHIN – Mek It Bunx Up

23

DeeWunn revisite le dancehall jamaïcain en y instillant un touche hip-hop chantée en patois. Un mélange « exotique » qui n’a pas échappé à Ward 21, groupe qui l’incite à enregistrer un premier single dont la viralité sera finalement sans précédent. Ce tube de 2013 s’intitule « Mek It Bunx Up ». Des artistes comme Iggy Azalea, mais aussi de DJ reconnus comme Diplo se précipiteront pour apporter leur remix club. Depuis ce premier exploit discographique, DeeWunn s’est établi au Canada et semble peu prolifique en studio. Toutefois, il semble être régulièrement sollicité pour ses talents d’auteur compositeur.
Eichem Miss Independent (pochette playlist boum)
ELEPHANT MAN Pon De River, Pon De Bank (pochette)
Spice Needle Eye (pochette)

EICHEM – Miss Independent

24

Plutot que s’evertuer dans la cumbia de ses origines, Eichem distille un dancehall qui fait mouche. Le colombien sillonne le continent sud-americain depuis la sortie de « Miss Independent », hit qui marquera le décollage de sa carrière en 2018.

ELEPHANT MAN – Nuh Linga

25

Celui que Bounty Killer a révélé au grand public, a su imposer un dancehall sulfureux et parfaitement affûté pour nous faire suer sur le dancefloor. Show-man surdoué et danseur fascinant, il livre en 2011 ce « Nuh Linga » qui s’inscrit parmi ses plus grands succès aux côtés de « Pon De River Pon De Bank » (2003) et de « Willie Bounce ».

GYPTIAN – Hold You

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Une production assez étrange, poussive sur la plan rythmique, et qui ne semble pas réellement aboutie tant on attend qu’il s’y passe un truc. Puis, une fois arrivé à la fin du morceau, on tente une seconde écoute, puis une troisième, puis finalement une quatrième qui marque un léger point de côté. Un classique!

JAHYANAI & BAMBY – Who Mad Again

27

Que de chemins parcourus par ces deux amis d’enfance, qui ont su faire rayonner la musique guyannaise à travers un dancehall parfaitement taillé pour le dancefloor. Jahyanai posait déjà très jeune sur des riddims reggae avant de connaitre son premier grand succès avec « Bubblin » en 2012. Il incitera dès lors Bamby a suivre sa voie sur scène, et leur collaboration aboutira notamment à l’enregistrement d’un « Who Mad Again » qui caracolera au sommet des charts internationaux en 2017. Seuls ou en solo, les deux artistes ne cesssent de valoriser leur belle langue créole qu’ils combinent avec un anglais universel.

KONSHENS & J CAPRI – Pull Up To Mi Bumper

28

Konshens incarne le dancehall des années 2010 : formule club, refrains efficaces, et style exportable. Cette collaboration avec J Capri s’inscrit dans cette logique “party” assumée, très prisée en sélection DJ.

KOFFEE – Toast

29

Toujours sereine et positive, Koffee s’impose tout naturellement comme le fer de lance d’une nouvelle vague d’artistes en Jamaïque. Une génération qui se revendique d’un Reggae Dancehall dénué de toute provocation stérile ou d’esprit de division. La jeune artiste préfère, bien au contraire, fédérer dans la pure tradition roots des pionniers. C’est ainsi qu’un premier hommage à l’athlète Usain Bolt, qu’il vaut mieux célébrer de son vivant selon elle, lui a ouvert une brèche vers la notoriété. « Toast » enfonce le clou en 2022, se révélant comme un hymne à la gratitude. Une gratitude que le public lui a rendu a centuple depuis. Définitivement, Koffee est une fierté pour tout un peuple, et semble orienter le reggae moderne vers la bonne direction.

KRANIUM feat TY DOLLA $IGN – Nobody Has To Know

30

Un exemple clair de fusion dancehall/R&B moderne, pensé pour la radio et les playlists “urban”. À la lumière de l’évolution récente du genre, ce type de collaboration illustre parfaitement le crossover : le dancehall devient un langage partagé, exportable, et compatible avec les standards pop urbains.

MASICKA – They Don’t Know

31

Le leader de Genahsyde nous invite à mesurer le long chemin qu’il a parcouru, à force de travail, pour se sortir de sa condition d’homme pauvre. Les anglophones sauront apprécier la qaulité d »une plume, qui trahit celle d’un poète très prolifique par ailleurs.

POPCAAN – Only Man She Want

32

Un jalon majeur du dancehall post-2010. Popcaan incarne la génération qui modernise le genre : esthétique plus épurée, mélodies entêtantes, et exportation facilitée via le streaming.

MAVADO Feat NICKI MINAJ – Give It All To Me

33

Avec notamment « Weh Dem A Do » en 2008, Mavado confirmait que les rues de Kingston devaient dorénavant laisser place à un nouvel ambassadeur du dancehall. Avec Stacious, il produira l’une des dancehall love songs les plus plébiscitées à ce jour. Mais c’est accompagné de la superstar Nicki Minaj et l’irrésistible « Give It All To Me » qu’il met tout le monde d’accord en 2013 .

SHENSEEA feat TYGA – Blessed

34

Shenseea s’impose comme l’une des grandes figures internationales du dancehall récent, et ce titre matérialise parfaitement la connexion avec la pop urbaine US. Autrement dit, “Blessed” incarne le dancehall 2018–2025 : plus global, plus hybride, et pensé pour circuler partout.

SPICE – Needle Eye

35

Dancehall Queen accumulant succès discographiques et performances scéniques, Spice nous replonge dans une ambiance de sound systems à l’ancienne. Une ère qui laissait place à un véritable déluge verbale de type « hot », et au cours de laquelle les battles de danse féminines étaient bel et bien au centre de toutes les attentions. Et quel autre riddim que celui l’inusable « Ting-A-ling » de Shabba Ranks aura pu mieux servir le dessein de Spice. Une piste instrumentale de 1990, à la base du reggaeton porto-ricain, sur laquelle cette dernière martèle en bikini, et à qui veut bien l’entendre, que ses attributs sont d’une qualité apparemment très recherchée …

STEFFLON DON – 16 Shots

36

Encore un classique des années 90, qui rivalisa malgré lui avec le « Punanny » de l’Amiral Bailey. En conséquence de quoi, ces deux tracks bouleverseront la musique jamaïcaine, chacun à leur manière, mais surtout de par leur rayonnement à travers le monde.

TOK & BOUNTY KILLER – Man a Baadman

37

Un morceau très “sound system” dans l’esprit, avec une énergie brute et une posture “badman” typique du dancehall hardcore. Bounty Killer apporte une légitimité immédiate, tandis que TOK renforce la dimension club.

TONY MATTERHORN – Dutty Wine

38

Un son sulfureux, forgé dans les soundsystems, qui aura mis les dancehall queens en émoi au cours de l’été 2007. Immédiatement adoubé par Bounty Killer puis, plus tard, par des figures emblématiques telles que Beyoncé ou Nicki Minaj, on est parfois tenté de se demander si c’est ce « Dutty Wine » est un authentique classique ou un « classic buzz » né de toute les polémiques suscitées en son temps.

VYBZ KARTEL – Summertime

39

C’est depuis sa Jamaïque ensoleillée que la superstar du dancehall enregistrait un ode à l’été nommé « Summer Time ». Une pépite pour votre playlist dancehall, mais que vous pourrez troquer contre une collaboration très réussie avec la sexy Shenseea, avec qui Vybz Kartel interprètera le titre « Loodi » en 2017.

WILEY feat STEFFLON DON, SHAGGY & IDRIS ELBA – Boasty

40

Probablement l’hymne dancehall que l’on retiendra de l’année 2019. Un banger au casting aussi incroyable que réussi.
Stefflon Don - 16 Shots (pochette playlist boum)
VYBZ KARTEL Summertime (pochette)
WILEY Feat STEFFLON DON, SHAGGY IDRIS ELBA Boasty (pochette)

Pour un lâcher-prise total, laissez-vous séduire par notre playlist Shatta / Bouyon .