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Slow Année 60 :

25 slows d’exception pour votre sélection nostalgique.

Quel-DJ est heureux de vous présenter sa playlist slow année 60.

Les années 60… Une jeunesse dans l’urgence, à la fois pacifiste et révoltée. Une période qui sonne comme une invitation à explorer tous les champs du possible. L’amour est un thème aussi universel qu’infini. Pourtant, l’intensité qui lui est prêtée au cours de cette époque marquée par le mouvement hippie, est à la fois grande et singulière. N’en témoigne que cette playlist que nous vous avons concocté avec le soucis d’extraire la « substantifique moelle ».

Bonne (re)découverte!

Playlist Slows des années 60

Dernière mise à jour :
29/12/25


APHRODITE’S CHILD – Rain And Tears

01
C’est en 1968 que Vangelis compose cette ballade mélancolique qui s’inspire de l’harmonie du Canon de Pachelbel. La chanson est adaptée ici dans une esthétique pop baroque typique de la fin des sixties. Portée par le timbre chaud de Demis Roussos, « Rain and Tears » exprime une douleur amoureuse à travers la métaphore de la pluie et des larmes. Succès majeur d’Aphrodite’s Child, elle est aussi un incontournable des slows de l’époque.

BEN E. KING – Stand By Me

02
Si « Stand by Me » figure parmi les meilleures chansons d’amour des années 1960, elle puise aussi sa force dans le gospel. Inspiré notamment par « Lord, Stand By Me », un chant religieux écrit par un révérend en 1905, le titre de Ben E. King reprend cette idée d’un soutien indéfectible face aux épreuves. Il s’est imposé au fil du temps comme l’une des plus grandes chansons de la mémoire collective.

CHRISTOPHE – Aline

03
Slow français de l’été 1965, « Aline » connaît en 1979 une réédition qui lui permet d’atteindre le statut d’œuvre culte. Christophe y implore le retour d’un amour perdu, sur une mélodie simple mais terriblement efficace. La montée vocale sur le refrain, presque plaintive, en fait un titre à la fois populaire et très chargé en émotion nostalgique.
APHRODITE’S CHILD – Rain And Tears (pochette Playlist Slows des années 60)
CHRISTOPHE – Aline (pochette)
DEEP PURPLE – Lalena (pochette)

Découvrez notre playlist slows 100% francophones : les plus belles chansons d’amour en français.

DEEP PURPLE – Lalena

04
Bien que Donovan en ait proposé une version magistrale dès 1968, cette reprise par Deep Purple s’impose comme une lecture plus lente, plus sombre et résolument « slow rock ». D’abord adressée à une femme marginalisée par la société, la chanson prend progressivement des accents plus universels, comme une ode à la dignité, à la fragilité et à la force des femmes dans un monde dominé par les hommes. Une oeuvre d’une beauté envoûtante, à la fois magnifique et intrigante.

ENGELBERT HUMPERDINCK – Please Release Me

05
Une reprise quelque peu oubliée, alors que son interprète semble quant à lui devenu confidentiel. Pourtant, toutes les cases du thème slow année 60 sont cochées. « Please Release Me » a clairement marqué les esprits en 1967, en réussissant notamment l’exploit de bousculer des classements alors largement dominés par les Beatles au sommet de leur gloire. Avec son phrasé élégant, Engelbert Humperdinck transforme ce titre en un slow à la fois classique et sentimental.

ETTA JAMES – At Last

06
Les amateurs de jazz-blues pourront se pencher sur cette pépite, tant ses paroles romantiques et son orchestration somptueuse se prêtent à l’un des slows les plus langoureux qui soient. Symbole d’élégance et de tendresse, « At Last » a même accompagné l’ouverture du bal présidentiel de Barack et Michelle Obama en 2009, renforçant encore son aura iconique. Si « I’d Rather Go Blind » demeure une autre référence majeure d’Etta James, ce titre reste l’une des plus belles déclarations d’amour des années 60.

FRANÇOISE HARDY – Tous les garçons et les filles

07
Les temps sont à la chanson yé-yé dans la France de 1962. Françoise Hardy s’adresse, avec la douceur qui la caractérise, à la jeunesse du baby-boom, celle qui découvre les surprises-parties et les premières sorties en boîte de nuit. Elle exprime sa solitude, en tant que jeune fille, alors qu’elle voit les couples se former autour d’elle. Son slow, porté par une mélodie simple ainsi qu’une mélancolie retenue, capture à merveille les états d’âme adolescents de son temps.

FRANK SINATRA – Strangers in The Night

08
Grand succès de 1966, « Strangers in the Night » raconte la naissance d’un amour au hasard d’une rencontre. La ligne mélodique élégante, les cordes soyeuses et le phrasé inimitable de Sinatra en font un slow chic, à mi-chemin entre jazz et pop orchestrale, associé aux soirées romantiques sophistiquées.
ETTA JAMES – At Last  (pochette Playlist Slow année 60)
FRANÇOISE HARDY – Tous les garçons et les filles (pochette)
FRANK SINATRA – Strangers in The Night  (pochette)

Le romantisme peut aussi être électrique : laissez-vous surprendre par les plus beaux slows rock et metal .

FRANKIE VALLI – Can’t Take My Eyes Off You

09
Paru en 1967, « Can’t Take My Eyes Off You » alterne couplets lents et refrain explosif. Frankie Valli y déclare qu’il ne peut détacher son regard de la personne aimée, sur une orchestration riche en cuivres. Souvent repris, notamment dans une version disco devenue légendaire, c’est un slow d’ouverture idéal avant de basculer vers une ambiance plus dansante.

JIMMY CLIFF – Many Rivers To Cross

10
Morceau poignant de la fin des années 60, « Many Rivers to Cross » évoque les épreuves, le doute et la persévérance face aux difficultés de la vie. Jimmy Cliff habite littéralement ce reggae teinté de gospel, qui devient très vite un des grands classiques de la musique jamaïcaine.

JOHNNY HALLYDAY – Retiens la nuit

11
Sortie en 1961 et écrite par Charles Aznavour, « Retiens la nuit » reste l’un des slows les plus célèbres de Johnny Hallyday. Le rockeur francais y dévoile une facette plus tendre et vulnérable, loin d’une image publique jusque là rebelle et fougueuse. Si le registre romantique lui va bien, notamment à travers une interprétation sincère et dans laquelle il implore à sa partenaire de prolonger l’instant amoureux pour échapper au retour du quotidien, l’idole des jeunes va alors atteindre une nouvelle étape dans son parcours. La chanson contribue à élargir son public et à lui offrir une image plus mature et respectée. Son rock’n’roll a laissé place à une orchestration douce qui a marqué toute une génération, mais surtout à l’un des grands classiques romantiques des années 60 en France.

LOUIS ARMSTRONG – What A Wonderful World

12
Sortie en 1967, « What a Wonderful World » s’impose comme l’une des plus belles ode à la vie jamais enregistrées. Composée dans une Amérique marquée par les tensions sociales et la guerre du Vietnam, la chanson fut imaginée comme un contrepoint lumineux à la morosité ambiante. Louis Armstrong y chante la beauté simple du monde avec cette voix grave, chaleureuse et profondément rassurante. Une voix capable de toucher et de rassembler au-delà des divisions. Loin de l’énergie jazz qui l’avait rendu célèbre, il adopte ici une interprétation toute en douceur et en bienveillance, donnant au titre une portée universelle. Repris des centaines de fois sans jamais égaler l’original, ce slow apaisant demeure l’un des grands hymnes d’espoir et de tendresse des années 60.

MICHEL POLNAREFF – Love Me, Please Love Me

13
En 1966, alors qu’il n’a que 22 ans, Michel Polnareff offre aux mélomanes un monument de la chanson d’amour française : « Love Me, Please Love Me ». Dès son introduction minutieusement construite, l’auditeur est plongé dans une atmosphère nocturne et intime. Le mélodiste pop y délivre une supplique amoureuse presque théâtrale, oscillant entre fragilité et intensité. Ce long slow au piano, habillé de cordes somptueuses et d’une réverbération très travaillée, apporte alors au paysage musical une touche à la fois moderne et sophistiquée. D’une durée inhabituelle pour l’époque et usant subtilement d’un franglais qui contribuera à son succès outre-Manche, ce morceau demeure un moment à part, dont la charge émotionnelle continue de bouleverser le public français et international.

MOODY BLUES – Nights In White Satin

14
Portée par la voix habitée de Justin Hayward ainsi que par des arrangements orchestraux majestueux, « Nights in White Satin » s’est imposée comme l’une des plus grandes ballades mélancoliques de l’histoire du rock. Sortie en 1967, la chanson exprime la douleur d’un amour impossible, entre nostalgie, solitude et désir inassouvi. Dans la lignée du rock progressif que le groupe adopte alors, le titre bénéficie d’une production d’une finesse remarquable, soutenue par ses magnifiques nappes de mellotron. Un véritable moment de splendeur suspendu, où fragilité et intensité se confondent. L’une des plus belles expressions de la détresse romantique, mais surtout un classique absolu.

OTIS REDDING – That’s How Strong My Love Is

15
Reprise en 1965 par Otis Redding, « That’s How Strong My Love Is » s’impose comme l’une des plus belles déclarations d’amour de la soul. Avec sa voix si bouleversante, Redding promet un amour absolu. Il est prêt à tout endurer pour l’être aimé. À travers des images empruntées à la nature et à l’univers, « The Big O » magnifie la force de ses sentiments, leur donnant une dimension presque infinie. Chaque mot semble chargé d’une sincérité brûlante, porté par une instrumentation sobre qui laisse toute la place à l’émotion. Savoir que l’artiste disparaîtra tragiquement peu de temps après donne encore plus de gravité à cette ballade, devenue l’un des témoignages les plus poignants de sa sensibilité et de son génie.

PERCY SLEDGE – When A Man Loves A Woman

16
Sortie en 1966, « When a Man Loves a Woman » s’impose comme l’une des plus grandes déclarations d’amour de l’histoire de la soul. Percy Sledge y expose, avec une voix déchirante, la vulnérabilité absolue d’un homme prêt à tout sacrifier par amour. Entre passion absolue, douleur, aveuglement et dévouement, chaque note semble porter une vérité émotionnelle brute. Véritable classique universel, ce slow année 60 intemporel demeure l’une des interprétations les plus bouleversantes de la décennie.

PROCOL HARUM – A Whiter Shade Of Pale

17
À la fois mystérieuse et envoûtante, « A Whiter Shade of Pale » s’impose comme l’un des symboles les plus marquants du Summer of Love en 1967. Sans véritable campagne de promotion, la chanson s’est imposée presque naturellement comme un hymne hippie. Inspirée par l’harmonie baroque de Bach et portée par ce célèbre orgue aux accents majestueux, elle installe une atmosphère mélancolique, hypnotique et presque irréelle. Ses paroles poétiques et volontairement énigmatiques ont souvent été interprétées comme le récit d’une séduction brumeuse, peut-être influencée par l’alcool. Habité par la voix intense de Gary Brooker, ce slow année 60 demeure un classique absolument indémodable, encore largement présent dans les films, les séries et les programmations radio du monde entier.
JIMMY CLIFF – Many Rivers To Cross (pochette slow année 60)
LOUIS ARMSTRONG – What a Wonderful World (pochette)
PROCOL HARUM – A Whiter Shade Of Pale (pochette)

Envie de prolonger l’émotion ? Découvrez notre playlist Soul incontournable.

RAY CHARLES – I Can’t Stop Loving You

18
« I Can’t Stop Loving You » est à l’origine un titre country écrit par Don Gibson en 1957. Dans une Amérique encore marquée par la ségrégation, Ray Charles en propose en 1962 une reprise magistrale, portée par une orchestration luxuriante et des chœurs gospel. Une interprétation capable de transcender à elle seule les genres comme les publics. Pourtant, derrière cette ampleur musicale, la chanson exprime une blessure intime : celle d’un amour impossible à oublier, mêlant dignité, tristesse et douceur. Une ballade profondément bouleversante.

SALVATORE ADAMO – Tombe la neige

19
Paradoxalement, l’un des grands tubes de l’été 1964 est ce slow profondément mélancolique. Un tube dans lequel Adamo associe la blancheur silencieuse de l’hiver à la froideur d’une rupture amoureuse. « Tombe la neige » fait de la neige le symbole d’un amour figé, impossible à réchauffer. À la fois simple et poétique, porté par une orchestration volontairement sobre, le titre laisse planer une poignante impression de solitude et de résignation. Grâce à cette chanson, le public découvre aussi un artiste d’une grande sensibilité, que Jacques Brel qualifiait affectueusement de « tendre jardinier de l’amour ».

SIMON & GARFUNKEL – The Sound Of Silence

20
Malgré une première sortie au succès mitigé en 1964, « The Sound of Silence » s’imposera finalement comme l’une des grandes chansons folk des années 60 grâce à une version réarrangée électriquement un an plus tard. Le duo américain y dénonce une société où les hommes parlent beaucoup, mais ne s’écoutent plus vraiment. Les voix fragiles, presque murmurées, associées à une mélodie sobre, créent une atmosphère intimiste et troublante. Avec sa lucidité poignante et sa beauté intemporelle, ce slow mélancolique continue d’émouvoir le public à travers les décennies.

THE BEATLES – Girl

21
Alors que les Beatles doivent impérativement finaliser l’album Rubber Soul, John Lennon livre in extremis, en 1965, l’une des chansons les plus mélancoliques et complexes du répertoire du groupe. Composée dans l’urgence mais en aucun cas “par défaut”, « Girl » décrit un amour idéalisé, oscillant entre fascination, illusion et désenchantement. Comme un sombre contrepoint à l’iconique « Michelle », elle esquisse la figure d’une femme absolue, presque mythifiée, préfigurant en partie ce que Yoko Ono représentera plus tard pour Lennon. À la fois simple en apparence, avec une ligne mélodique aux couleurs proches de la musique grecque, et d’une grande sophistication émotionnelle, ce slow année 60 révèle une profondeur rare, faisant de « Girl » l’une des ballades les plus troublantes et introspectives des Beatles.

THE BEE GEES – Massachusetts

22
Bien avant la période disco qui marquera leur légende, les Bee Gees signaient en 1967 avec « Massachusetts » l’une de leurs plus belles ballades pop. Magnifiquement arrangée et portée par les harmonies vocales si caractéristiques des frères Gibb, la chanson partage avec « San Francisco » de Scott McKenzie le goût des productions élégantes et lumineuses de l’époque. Mais là où l’hymne hippie glorifiait l’appel du voyage et de la liberté, « Massachusetts » en propose presque l’antithèse : elle raconte la solitude de celui qui est parti et qui, submergé par le doute et la nostalgie, rêve de revenir chez lui.

THE RIGHTEOUS BROTHERS – Unchained Melody

23
Véritable standard romantique, « Unchained Melody » compte parmi les chansons les plus reprises de l’histoire. Pourtant, une seule s’est imposée, en 1965, comme la version de référence : celle des Righteous Brothers. Portée par le tour de force vocal d’un Bobby Hatfield littéralement habité et par une orchestration d’une intensité émotionnelle rare, cette interprétation s’est imposée comme un pilier absolu du slow, capable de bouleverser quiconque est séparé de l’être aimé. Révélée à une nouvelle génération au début des années 90 grâce au film Ghost, la chanson a définitivement scellé son statut d’hymne intemporel de l’amour et de l’émotion pure.

TOM JONES – Green Green Grass Of Home

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Avec « Green, Green Grass of Home », Tom Jones signe en 1966 l’une de ses plus grandes ballades. Derrière ce retour rêvé “à la maison”, la chanson raconte en réalité l’histoire d’un homme incarcéré, qui ne retrouvera jamais les siens autrement qu’en pensée. La chanson, aux accents country-soul, bouleverse par son contraste entre douceur mélodique et drame latent. Immense succès populaire et classique intemporel, elle rappelle combien Tom Jones savait toucher le cœur bien au-delà de son image de showman.

TUESDAY JACKSON – I’ll Never Leave You

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Derrière le pseudonyme de Tuesday Jackson se cache en réalité Nicole Croisille, qui adopte ce nom en 1968 pour interpréter ce titre destiné au film Les Jeunes Loups de Marcel Carné. « I’ll Never Leave You » s’inscrit pleinement dans l’esprit des grands slows de la décennie : une déclaration d’amour empreinte de sensibilité et traduisant la promesse d’un amour fidèle et indéfectible. Une belle manière de conclure cette sélection, avec un slow année 60 à la fois cinématographique, intense et subtilement inattendu.