Chanson Francaise Année 80 : 25 chansons incontournables pour faire la fête
Quel-DJ est heureux de vous présenter sa playlist Chanson francaise année 80.
Les années 80 ont été une décennie mémorable pour la chanson française, marquée par une diversité musicale et une créativité exceptionnelles. C’était une époque où les artistes ont expérimenté de nouveaux sons, fusionnant souvent les influences traditionnelles avec des éléments modernes.
La new wave a également prospéré, apportant des sonorités électro et synth-pop à la scène. La chanson française des années 80 a été le théâtre d’une effervescence artistique, reflétant les transformations sociales et culturelles de l’époque. Les chansons de cette décennie restent une source intarissable de nostalgie et de plaisir, rappelant une époque où la musique française a su conquérir un public international avec son audace et son originalité.
Bonne (re)découverte !
- Énergie : nostalgique, festive & synth-pop
- Couverture : 1980–1989
- Styles : Synth-pop, New Wave, Variété française, Pop-Rock
- Durée : ~1h40
Sommaire
Synth-pop, New Wave & French Pop
DESIRELESS – Voyage Voyage
Coupe en brosse sculpturale, allure androgyne et mélodie hypnotique : Claudie Fritsch (alias Desireless) signe en 1986 l’un des plus grands succès internationaux de la chanson française, composé par Jean-Michel Rivat. Porté par des nappes de synthétiseurs grandioses et une rythmique synth-pop aérienne, « Voyage Voyage » transcende les frontières linguistiques pour s’imposer au sommet des hits-parades dans toute l’Europe et en Asie. Un chef-d’œuvre d’efficacité pop et d’évasion poétique qui n’a pas pris une ride.
ETIENNE DAHO – Week end à Rome
Avec son timbre murmuré, son détachement élégant et son sens inné de la mélodie, Étienne Daho dynamite les codes de la variété traditionnelle au cœur des années 80. Extrait de l’album La Notte, la notte, ce « Week-end à Rome » pose l’acte de naissance officiel de la « French Pop ». Entre programmations électroniques soyeuses, chœurs féminins raffinés (assurés notamment par Lio) et atmosphère d’insouciance estivale, Daho insuffle une modernité anglo-saxonne inédite à la langue française.
JEANNE MAS – Toute Première Fois
Look new wave affûté, cheveux corbeau ébouriffés, maquillage appuyé et gestuelle tranchante : Jeanne Mas débarque comme un ovni en 1984. Enregistré en Italie avec des musiciens rompus aux productions synth-pop transalpines, « Toute première fois » est un raz-de-marée qui impose d’emblée la chanteuse comme la rivale numéro un de la scène féminine émergente. Une décharge d’énergie électro-pop sombre et passionnée qui a marqué au fer rouge les débuts du Top 50.
JULIE PIETRI – Eve lève-toi
Edifiée au rang d’égérie, Julie Pietri interprétait en 1986 l’hymne féministe qui allait exalter toutes les discothèques de l’hexagone. Peut être à cause de sa mélodie aux touches arabisantes, les radios ont pourtant boudé cette chanson sensuelle et aux nappes de synthétiseurs très caractéristique de l’époque. L’engouement populaire forcera ce diktat et continue toujours à plébisciter non plus un simple tube de l’été mais une chanson francaise année 80 par excellence.
MYLENE FARMER – Pourvu qu’elles soient douces
« Pourvu qu’elles soient douces » de Mylène Farmer est une pièce musicale qui a marqué les années 80 et reste l’une des chansons les plus emblématiques de la carrière de l’artiste. Sorti en 1988, ce titre dynamique et sensuel incarne le style provocateur et mystérieux de Mylène Farmer. Les paroles évoquent une passion ardente et éphémère, avec une intensité presque cinématographique. La chanson se déroule comme une histoire, soutenue par une mélodie envoûtante et des arrangements musicaux captivants. L’association de la voix profonde de Mylène Farmer et des sonorités électro-pop de la production crée une atmosphère unique. « Pourvu qu’elles soient douces » a été un énorme succès commercial, témoignant du pouvoir de fascination de Mylène Farmer sur le public. Cette chanson demeure un exemple de la capacité de l’artiste à fusionner musique, paroles évocatrices et esthétique visuelle, contribuant ainsi à sa place prépondérante dans la scène musicale française.
ROSE LAURENS – Africa
Encore une autre chanson écrite par Jean-Michel Bériat, auteur de tant de succès musicaux des années 80,. Cette dernière fut composée par Jean-Pierre Goussaud, qui deviendra le compagnon de Rose Laurens jusqu’à sa mort. A l’image des Corynne Charby (souvenez vous de « Boule de Flipper ») et autres Julie Pietri, Rose Laurens fut avant tout une image attractive au service du show-business. Peu de lien, donc, entre la chanteuse et le continent africain. Un tube évocateur d’une époque, très populaire et parfaitement produit.
TAXI GIRL – Cherchez le garçon
L’esprit punk mais en quête de nouvelles explorations sonores, Daniel Darc et ses acolytes au look androgyne sont les précurseurs d’une new wave francaise. Un genre nouveau et melant, chez Taxi Girl, paroles énigmatiques à des nappes de synthés totalement novatrices pour l’époque. Il subsiste de cette oeuvre de 1981, un aura puissant. Difficile de savoir si ce sont ses arrangements proches de l’electro qui la rendent toujours aussi actuelle, ou s’il s’agit d’un réel chef d’oeuvre nourri par de nombreuses ambiguités.



Grands auteurs & textes engagés
BERNARD LAVILLIERS – On The Road Again
En 1988, Bernard Lavilliers a déjà une longue carrière de baroudeur derrière lui. Le stéphanois aura dédié sa vie à la chanson ainsi qu’au voyage, dans le but de fuir un quotidien ouvrier qui semblait lui être destiné. « On the road again » sonne comme un premier résumé de son parcours de vie. Le titre mêle souvenirs et influences artistiques diverses. Et si pour cette dernière raison le chanteur fut accusé de plagiat, son refrain demeure quant à lui l’un des plus évocateurs et populaires de la chanson française des années 80.
CLAUDE NOUGARO – Nougayork
Nous avions déjà cité Nougaro dans le cadre de playlists dédiées aux chanson françaises antérieures aux années 80. Fort était alors de réaliser l’empreinte significative que ce dernier avait déjà laissé au patrimoine collectif. Et alors que sa maison de disques le remercie, ne misant plus sur ses capacités à vendre, l’artiste toulousain s’envolait à New York à la recherche d’un second souffle. Il en reviendra avec Nougayourk. Album, mais aussi chanson phare de 1987 sur laquelle Nougaro fusionne son nom à celui d’une ville dont l’énergie créatrice semble inépuisable. Un disque de platine plus tard, revenait à la mode sans compromettre sa poésie et sa musique francaise pétrie de jazz.
DANIEL BALAVOINE – L’Aziza
Une autre chanson qui occupe une place de choix dans tous les best of Chanson francaise année 80. Signifiant « Chérie » en arabe, « L’Aziza » est un hommage rendu par Daniel Balavoine à son épouse d’ascendance marocaine. Plus qu’une mélodie entraînante, « L’Aziza » incarne un message de paix dans un contexte lié à l’entrée en grande pompe de l’extrême droite sur la scène politique française. Plutot que dénoncer la montée inéluctable du racisme, Balavoine adopte alors, en 1984, le choix de chanter son amour pour la différence. Le chanteur humaniste décédera un an plus tard, dans des circonstances qui n’auront jamais été vraiment éclaircies.
FRANCIS CABREL – Sarbacane
Évoquer Francis Cabrel nous permet de plonger parmi les plus belles chansons sentimentales produites ses quarante cinq dernières années. Depuis « Petite Marie », le chanteur à l’accent méridional n’a de cesse de nous émouvoir tout en demeurant une personnalité discrète. Bien évidemment, « Sarbacane » ne saurait résumer sa période 80, ponctuée par pas moins de cinq albums de grande qualité. Francis Cabrel sera à jamais une grande figure de la chanson française.



HUBERT-FÉLIX THIÉFAINE – Les Dingues et les Paumés
Malgré une œuvre à la marge et une discrétion médiatique délibérée, Hubert-Félix Thiéfaine figure parmi les chanteurs qui vendaient le mieux durant les années 80. La grâce d’un public fidèle, et attaché à une chanson française nourrie de riches références intellectuelles. Hubert-Félix Thiéfaine est un véritable poète et un créatif insatiable. Un esprit libre, célébrant tous les plaisirs de la vie, mais aussi tous les écorchés vifs comme en témoigne son délectable morceau « Les Dingues et les Paumés » (1982).
JACQUES HIGELIN – Tomber du ciel
Chanteur complexe, Higelin tenait enfin, en 1988, un morceau capable de côtoyer sur les ondes les grands noms du show-business . Un clin d’œil à Charles Trenet, qui résume finalement assez bien son apport créatif. La sophistication de son œuvre dans une déconcertante simplicité. Plus on saisit au vol la pertinence de ses trouvailles sémantiques, plus on se perd tant ses dernières semblent livrées en abondance…
MAXIME LE FORESTIER – Né Quelque Part
Musique et politique toujours. Le président Mitterand, dans une manœuvre politique visant à affaiblir la droite française, avait largement contribué à l’émergence de l’extrême droite française. Dans une posture populiste, Charles Pasqua s’attaquait quelques années plus tard au droit du sol visant à faire reculer une immigration dorénavant jugée invasive. Des débats qui inciteront Maxime Le Forestier à écrire cet hymne antiraciste, teinté de sonorités africaines, et qui questionne sur les valeurs fondatrices de la nation. Un retour en force, après une longue traversée du désert pour le chanteur engagé et passé de mode selon les radios de 1987. Célébrer l’unité dans la diversité, laissait naitre de bien belles chansons dans les années 80.
MICHEL BERGER – Le Paradis Blanc
Chanson triste francaise et tristement inspirante pour enterrement. « Le Paradis Blanc » de Michel Berger est une invitation à l’évasion et à la rêverie. Sortie en 1986, cette chanson incarne la poésie musicale et les talents d’auteur-compositeur-interprète de Berger. Avec des paroles empreintes de délicatesse, il décrit un lieu utopique, le paradis blanc, où les sentiments purs et les rêves s’épanouissent. La mélodie douce et envoûtante, accompagnée de la voix captivante de Michel Berger, transporte l’auditeur dans un univers où l’amour et l’harmonie règnent en maîtres. « Le Paradis Blanc » reste un classique intemporel qui célèbre la beauté de l’amour et la quête de bonheur, rappelant l’habileté de Michel Berger à créer des mélodies éternelles et des univers sonores évocateurs.
MICHEL JONASZ – La Boite De Jazz
« La Boîte de Jazz » de Michel Jonasz est une œuvre musicale emblématique qui a laissé une empreinte indélébile dans le paysage de la chanson française. Sortie en 1985, cette chanson incarne à merveille l’univers jazz et poétique de l’artiste. Jonasz, avec sa voix chaleureuse et son style décontracté, nous transporte dans l’atmosphère envoûtante d’un club de jazz. Les paroles évoquent l’énergie du lieu, la passion de la musique, et l’expérience unique de vivre pleinement le moment présent. La mélodie, caractérisée par des arrangements jazz sophistiqués, ajoute une dimension intemporelle à cette composition. « La Boîte de Jazz » demeure une invitation à la célébration de la musique et à l’exploration des émotions qui en découlent, rappelant à chacun l’importance de s’immerger dans la magie du jazz, un genre musical qui transcende les frontières temporelles et culturelles.



Variété populaire, tubes de fête & émotions
COOKIE DINGLER – Femme Libérée
Sans être un groupe majeur, Cookie Dingler reste indissociable de toute playlist festive dédiée à la chanson francaise année 80. Le groupe strasbourgeois réussissait, en 1984, l’exploit d’un tube à la fois dansant et pseudo féministe. Une chanson légère, en réalité un brin ironique sur les femmes et leur lutte d’émancipation. Cette dernière cristallise, aujourd’hui encore, l’esprit joyeux et décontracté d’une époque belle et bien révolue.
FRANCOIS FELDMAN – Joue pas
Véritable star des années 80, François Feldman conviait l’americaine Joniece Jamison pour le duo le plus funky de la chanson française. Un morceau pop rythmé, sorti en 1989, et qui s’affirme comme une valeur sure de votre séquence musicale festive et nostalgique.
FREDERIC FRANCOIS – Mon Cœur te dit je t’aime
Fort de son registre romantique, accentué par ses origines siciliennes, Frédéric François était par excellence le « chanteur à minettes » des années 70. Brièvement déclassé par la déferlante disco, le chanteur belge tutoiera le sommet du top 50 des sa première diffusion en 1984. L’époque de ce fameux « Mon Cœur te dit je t’aime », qui lui vaudra disques d’or et Olympia à guichet fermé durant de longues années. Une sélection Chanson francaise année 80, qui s’adresse donc principalement aux femmes.
JOHNNY HALLYDAY – L’Envie
Un grand classique des tours de chant de Johnny, enregistré en deux prises seulement, et dont la magie trahit un interprète hors-pair. Nous n’évoquerons pas ici une Chanson francaise année 80, sinon un standard trascendant toutes les époques.
LAURENT VOULZY – Le Soleil Donne
L’une des voix les plus douces de la chanson francaise est celle d’un métisse aux origines antillaises. Et elle rappelle, en quatre langues, que l’effet du soleil sur nos peaux est la plus belle démonstration d’une nature soucieuse de la fraternité des peuples. Un hymne intemporel, mais bel et bien signé en 1988…
MARC LAVOINE – Elle a les yeux revolver
Regard ténébreux, voix de velours descendant dans les graves et moue de séducteur romantique : Marc Lavoine frappe un grand coup en 1985 avec cette ballade pop imparable signée Fabrice Aboulker. « Elle a les yeux revolver » allie le romantisme classique de la chanson française à une production rythmée et léchée, taillée pour les radios libres. Le prototype du tube transgénérationnel qui a fait chavirer la France entière et lancé une carrière exemplaire.
PATRICIA KAAS – Mademoiselle chante le blues
Révélée grâce au soutien de Gérard Depardieu et à la plume d’or de Didier Barbelivien, la jeune chanteuse de Forbach impose dès 1987 une voix rauque et puissante d’une maturité bluffante pour son jeune âge. « Mademoiselle chante le blues » revisite l’héritage des grandes dames du jazz et de la chanson réaliste (de Billie Holiday à Édith Piaf) sur un tempo cabaret-pop entraînant. Un coup de maître qui ouvrira à la Lorraine les portes d’un triomphe planétaire.
PATRICK BRUEL – Casser la voix
Le réel cri de désespoir d’un chanteur qui doute. Nous sommes en 1989 et la « Bruelmania » est en passe d’irradier toute la décennie à venir…
PHILIPPE LAVILLE – Il tape sur des bambous
Issu d’une famille bourgeoise, Philippe Lavil semblait voué à un tout autre destin que celui de chanteur. Ce qui aurait pu paraitre pour un caprice de jeunesse, lui donnera trop rapidement raison de son ambition. L’un de ses tous premiers singles, « Avec les filles je ne sais pas », fait un tabac en 1970. Lavil enchaine ensuite les desillusions. Jusqu’à ce que Didier Barbelivien lui écrive « Il tape sur des bambous » qui sera finalement son plus grand succès. Le tube de l’été 1982 qui révèle au grand public ses origines du Cap-Est martiniquais, sa famille y étant implanté depuis le XVIIIe siècle. Dès lors, Lavil se fera chantre des chansons tropicales. Toutes ses tentatives de chanson francaise « conventionnelle » tournant inexorablement au fiasco commercial.



