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Playlist Rock 2000 : 40 titres cultes des années 2000 pour votre ambiance

Quel-DJ est ravi de vous présenter sa playlist rock 2000.

Une suggestion de quarante titres festifs ou parfaits pour vous permettre de réaliser une ambiance rock populaire et accessible, sans jamais être ringard.
Cette sélection de petites musicales n’est pas, à proprement parler, un top 50 ou une quelconque énumération exhaustive. Il s’agit pour nous d’une base de travail qui se veut experte tout en demeurant accessible au plus grand nombre.

Bonne (re)découverte!

Playlist Rock 2000

Dernière mise à jour :
21/08/2026

  • Énergie : indie, festive & électrique
  • Styles : Garage Rock Revival, Indie Pop, Dance-Punk, Pop-Punk, Rock Alternatif
  • Couverture : 2000–2015
  • Durée : ~2h40

Le Garage Rock Revival & Indie Rock

ABSYNTHE MINDED — My Heroics, Pt. 1

01

Une formation fantastique, qui maîtrise l’art du swing acoustique tout en allant puiser dans une sève rock qui brouille toute velléité d’étiquetage musical. Un pur produit belge: créatif mais sans jamais chercher à imposer une quelconque identité ou à s’enfermer dans un format commercial.

ARCTIC MONKEYS — I Bet You Look Good on the Dancefloor

02

Avec son fort accent du Yorkshire, le chanteur Alex turner rapporte des faits de société. Il observe la vie de la classe ouvrière environnante. Autant de vignettes sociales électrisées qu’une jeunesse britannique acclame dans l’indifférence des maisons de disques. Son groupe, les Artic Monkeys n’a pas de plan de carrière. Ils distribue ses demos gratuitement. Pendant une banale répétition, un morceau aussi amer que sarcastique va voir le jour: « I Bet You Look Good On The Dancefloor ». Dans une simplicité déconcertante, Turner y dépeint la vision d’un ado anglais lambda, fauché, et désabusé par une société qu’il analyse depuis la piste de danse d’un club. On est loin d’une production du studio Abbey Road, mais l’urgence punk des accords de guitare saturée, des roulements frénétiques de la batterie, comme le solo du frontman, seront la base de l’une des chansons anglaises les plus marquantes des temps modernes.

BLOC PARTY — Helicopter

03

Adoubés par la presse musicale de manière quasi instantanée, les anglais Block Party étaient attendus comme les héros du rock 2000. Il est vrai que le groupe s’est démarqué du lot grâce à une approche originale, à la fois fougueuse, punk rock 80’s, et très orientée dancefloor. Difficile également de rester de marbre à l’écoute des tubesques « Helicopter » et « Banquet » qui demeurent des valeurs sures auprès du grand public. Deux morceaux extraits d’un répertoire qui s’étoffe au fil des années, mais qui semble dispensable dans son ensemble. On aime chez Bloc Party la mise en avant de la batterie, mais aussi la ligne de basse qui claque toujours efficacement. Comme tous les morceaux fédérateurs, les refrains du chanteur Kele Okereke sont particulièrement entêtants, au même titre que les mélodies.

FRANZ FERDINAND — Take Me Out

04

Tout en empruntant sonorités ainsi que jeu scéniques à ses aînés des années 70/80, Franz Ferdinand a su développer un rock festif qui lui est propre. Le groupe écossait s’est imposé comme un incontournable des soirées rock dès l’hiver 2004 grâce à une efficacité redoutable, alliée à une simplicité qui ne saurait trahir que les plus grands. « Take Me Out » est définitivement un must-have pour votre playlist.

JET — Are You Gonna Be My Girl

05

Aussi fougueux que doués, les australiens de JET émergeaient sur la scène rock après le ras de marée provoqué par des groupes comme The White Stripes ou The Hives. Difficile alors de se laisser emporter par l’irresistible single « Are You Gonna Be My Girl? » qui inspire le déjà-vu ou déjà entendu. Sans omettre l’idée que la chanson est également reprise pour ilustrer pubs et autres reportages miteux des grandes chaînes mainstream… Mais le son sonne bien. On le priviligiera pour un thème de soirée rock des années 2000, et, à défaut, le « Lust For Life » d’Iggy Pop suffira à nous sustenter.

THE BLACK KEYS — Lonely Boy

06

Le duo d’Akron transcende ses racines blues crasseuses pour livrer en 2011 l’un des hymnes garage rock les plus jouissifs du XXIe siècle. Construit sur un riff boogie sursaturé de Dan Auerbach, des claquements de mains entraînants et un refrain fédérateur, « Lonely Boy » libère une dynamique dansante contagieuse qui donne instantanément envie d’imiter le danseur fou de son clip culte.

THE VERVE — The Drugs Don’t Work

07

Véritable sommet d’émotion britpop porté par la voix habitée de Richard Ashcroft, « The Drugs Don’t Work » est une ballade crépusculaire d’une beauté déchirante. Entre arrangements de cordes majestueux et guitares acoustiques poignantes, ce morceau intemporel offre une respiration mélancolique intense. Un classique absolu pour créer un moment de grâce et de communion collective au cœur d’un set rock.

THE STROKES — Reptilia

08

Après avoir relancé la planète rock avec Is This It, les dandys new-yorkais reviennent en 2003 avec une rage décuplée sur Room on Fire. « Reptilia » s’appuie sur une ligne de guitare ultra-nerveuse d’Albert Hammond Jr., une rythmique mécanique implacable et le chant éraillé de Julian Casablancas qui explose au refrain. Le sommet de la classe indie new-yorkaise.

THE WHITE STRIPES — Seven Nation Army

09

Inutile de chercher plus fédérateur : Jack et Meg White signent en 2003 le riff le plus universel du siècle, joué sur une guitare semi-acoustique passée dans un octaver pour simuler une basse écrasante. Devenu le chant de victoire des stades du monde entier, cet hymne minimaliste et tellurique rassemble toutes les générations en une seule clameur collective.

TRAVIS — Sing

10

Prédécesseurs et inspirateurs directs de la première vague Coldplay, les Écossais de Travis ont enchanté l’année 2001 avec cette ritournelle pop-rock au banjo acoustique d’une bienveillance lumineuse. « Sing » invite au lâcher-prise le plus pur et transforme l’assemblée en chorale spontanée. La respiration mélodique idéale pour refermer ce premier chapitre rock.

ARCTIC MONKEYS – I Bet You Look Good On The Dancefloor
JET – Are You Gonna Be My Girl
WHITE STRIPES – Seven Nation Army

Pop-Rock, Pop-Punk & Crossovers FM

ALABAMA SHAKES — Hold On

11

Un blues crasseux mâtiné de soul, une voix rocailleuse qui semble en errance depuis les années 70, et une efficacité qu semble avoir été préférée à toute démonstration savante. C’est ainsi que nous pourrions résumer ce titre imparable qui n’était en rien une révolution, sinon un rock ‘n soul particulièrement salvateur après la disparition de Amy Winehouse.

AVRIL LAVIGNE — Girlfriend

12

Longtemps disparue des radars à cause de la maladie de Lyme dont elle souffrait, la chanteuse canadienne renaissait enfin de ses cendres en 2019, avec un album très abouti nommé « Head Above Water ». L’occasion fut belle alors pour revenir sur le parcours de celle dont on reprochait hativement le travail trop léger et hyper-markété. Son premier album, Let Go, contenait déjà des tubes que nous délaissions volontiers aux ados-pré-pubères. Par ailleurs, ces deniers trahissent une rockeuse souffrant d’un net défaut de justesse face au public. Mais honnêtement, tout n’est pas si mauvais. Il y a chez cette femme une énergie folle et des riffs entêtants. Très efficace dans ce registre, « Girlfriend » est un pop-punk notable du rock 2000.

BLINK-182 — I Miss You

13

Les fans de Blink-182 ne salueront probablement pas ce petit parti-pris assez lointain de l’univers résolument pop punk et humoristique de Blink-182. « I Miss You » est une ballade aux accords simples, en toute décontraction. Cette dernière marquait, en 2003, une certaine envie de changement du trio californien et…Il était grand temps selon nous! Bien évidemment, il s’agit surtout ici d’alimenter votre playlist de sons qui ponctueront des séquences de soirée plus calmes.

BON JOVI — It’s My Life

14

Entre boys band et groupes éphémères, l’actualité musicale du début des années 2000 n’augurait rien de bien reluisant pour un groupe de hard rock sur le retour. Référence absolue des années 80, n’ayant plus grand chose à prouver, Bon Jovi allait pourtant accomplir l’exploit de devenir l’ icône d’une toute nouvelle génération. La faute, indubitablement, à cet hymne radiophonique nommé « It’s My Life ». Une énergie salvatrice, qui souffle alors tel un vent de fraîcheur, et qui rappelle à tout un chacun qu’il faut pleinement vivre ses rêves.

COLDPLAY — Viva la Vida

15

De toute évidence, Coldplay ne s’inscrit pas seulement parmi les meilleurs groupes de pop rock 2000. La formation britannique figure tout simplement dans le top 10 de ce que l’industrie musicale a peut être produit de meilleur au cours de ce début de millénaire. Chris Martin et ses acolytes ont remporté un nombre phénoménale de récompenses prestigieuses, en plus de vendre une quantité vertigineuse d’albums. Neufs albums enregistrés au passage, entre 2000 et 2021. Alors, bien évidemment, citer un seul titre ouvrira la voie à des débats sans fin. D’aucuns diront également que le groupe est très nettement surestimé. Mais peu importe en réalité. Disons juste que « Viva la Vida » fédère et inspire une certaine gaieté. Un état d’ esprit positif que tout bon DJ se doit de faire vibrer à travers sa sélection musicale. Vous voilà donc servi…

MGMT – Electric Feel
OK GO – Here It Goes Again
GORILLAZ – Feel Good Inc.

KATY PERRY — I Kissed a Girl

16

Avant de devenir la reine de la pop mondiale, Katy Perry débarque en 2008 avec un son glam-rock affûté et provocateur. Porté par un beat lourd, une guitare incisive et un refrain espiègle ultra-accrocheur, « I Kissed a Girl » jette un pont parfait entre dancefloor généraliste et pulsion rock, garantissant une montée en température immédiate.

LILY ALLEN — Fuck You

17

L’ironie britannique dans toute sa splendeur. Sorti en 2009, ce titre associe une mélodie pop sautillante au piano digne d’une comptine enfantine à un texte corrosif et libérateur contre l’intolérance. Un cocktail délicieusement subversif et dansant qui apporte une bouffée d’humour et d’insolence bienvenue en plein cœur de soirée.

ONEREPUBLIC — Counting Stars

18

En 2013, ONEREPUBLIC livre un tube pop-rock aux accents folk et électro. « Counting Stars » fusionne efficacité mainstream et tension rythmique, ce qui en fait une des chansons rock pour faire la fête les plus modernes du lot. Le morceau se distingue par sa montée en intensité et ses chœurs galvanisants. Il plaît autant aux amateurs de rock accessible qu’aux amateurs de danse. Dans une playlist de soirée rock élargie au grand public, ce titre joue un rôle de relais parfait. Pour une ambiance fédératrice et actuelle, « Counting Stars » coche toutes les cases.

P!NK — Funhouse

19

Artiste pop à l’attitude résolument rock, P!nk déploie en 2008 un groove abrasif produit par Tony Kanal (No Doubt). Riffs de guitare funky-rock, basse slappée qui cogne et chant puissant éraillé : « Funhouse » est un concentré d’énergie festive brute taillé sur mesure pour dynamiser une piste de danse avec panache.

THE KILLERS — Mr. Brightside

20

L’hymne indie-pop/rock absolu des années 2000. Sorti en 2003 sur Hot Fuss, « Mr. Brightside » démarre pied au plancher avec le riff de guitare scintillant de Dave Keuning et ne ralentit jamais. Le récit obsessionnel de jalousie scandé par Brandon Flowers transcende les générations dans le monde entier, transformant n’importe quelle salle en raz-de-marée euphorique.

Dance-Punk, Électro-Rock & Groove Alternatif

DAY ONE — I’m Doin Fine

21

Day One était annoncé comme un groupe indé plus que prometteur. Hélas son premier album, bien que touché par la grâce, fut le dernier. « I’m doing fine » en est un titre assez étonnant. Un flow fragile, soutenu par une rythmique presque trip-hop ainsi que des cordes saisissantes, nous transporte dans une atmosphère résolument positive et humaniste. Une réussite.

GORILLAZ — Feel Good Inc.

22

Derrière ce groupe virtuel, se dissimule invariablement Damon Albarn. Avec un premier album très réussi en 2001, comportant notamment le single « Clint Eastwood », Gorillaz affirme une approche très éclectique et fusionnant naturellement les genres. C’est d’ailleurs avec les rappeurs que l’ancien membre de Blur signe « Feel Good Inc. » en 2005. Un tube planétaire qui représente finalement bien un rock 2000’s en phase avec un monde de plus en plus ouvert et connecté.

GOSSIP — Heavy Cross

23

Un classique disco-punk mainstream, puissant et indispensable à toute playlist rock 2000. C’est en 2009 que le groupe féministe de l’Arkansas, porté par la charismatique Beth Ditto, nous livrait sa vision mélodique et orientée vers le dancefloor.

GRAND NATIONAL — Cherry Tree

24

En 2004 débarquait sur les ondes FM un énième groupe british annoncé comme particulièrement prometteur: Grand National. Son premier single « Peanut Deam » le fut, en effet.  Mais, en réalité, rien de nouveau à l’horizon. A part peut être ce « Cherry Tree » aux allures de disco recontextualisée, et qui servira parfaitement votre ambiance de soirée.

KASABIAN — Club Foot

25

Pour ceux qui veulent écouter du rock sombre et nerveux, mais qui impose une ambiance immédiate, « Club Foot » s’impose comme un bon choix tactique. Un déluge d’indie rock britannique combiné à des sonorités électroniques et militaires. Peut être l’une des chansons rock les plus efficaces pour lancer un moment de tension festive depuis sa sortie en 2004.

LCD SOUNDSYSTEM – On Repeat
DAY ONE – I’m Doin Fine
QUEENS OF THE STONE AGE – No One Knows

LCD SOUNDSYSTEM — On Repeat

26

Figure de proue du son new-yorkais DFA, James Murphy marie le post-punk anguleux des 80s aux boucles électroniques hypnotiques des clubs de Brooklyn. Avec sa basse répétitive et sa progression enivrante, « On Repeat » (2005) installe un groove moite et obsédant qui capture les danseurs dans une transe rock irrésistible.

LE TIGRE — Deceptacon (DFA Remix)

27

Emmené par Kathleen Hanna (icône du mouvement Riot Grrrl), Le Tigre explose les codes avec cet ovni punk-électro revisité par James Murphy en 2001. Rythmique de boîte à rythmes bondissante, guitares acérées et slogans féministes scandés avec une insolence contagieuse : le morceau parfait pour injecter une folie explosive et décalée sur le dancefloor.

MGMT — Electric Feel

28

En 2007, le duo de Brooklyn réenchante la scène psychédélique avec ce joyau glam-funk extrait de Oracular Spectacular. Ligne de basse sinueuse, chant en falsetto sensuel et synthétiseurs en apesanteur : « Electric Feel » procure une onde de choc euphorique et solaire qui séduit instantanément toutes les générations de clubbers.

OK GO — Here It Goes Again

29

Rendu mondialement célèbre par sa chorégraphie légendaire sur tapis de course en 2006, ce tube de Chicago est un modèle de power-pop ultra-vitaminé. Riffs joyeux, tempo rapide et harmonies vocales impeccables : « Here It Goes Again » déclenche une bonne humeur immédiate et communicative sur la piste.

THE TING TINGS — Shut Up and Let Me Go

30

Duo originaire de Salford, The Ting Tings embrase l’année 2008 avec ce condensé de funk-punk minimaliste. Construit sur un riff de guitare sec inspiré de Nile Rodgers et un beat de batterie percutant martelé par Katie White, ce hit addictif possède une efficacité immédiate taillée pour faire sauter le public sans retenue.

Rock Alternatif, Stoner & Puissance Métal

ALT-J — Matilda

31

Le quatuor de Leeds réinvente, en 2012, l’indie folk avec une grâce singulière. Hommage au personnage de Natalie Portman dans le film Léon de Luc Besson, « Matilda » captive par sa rythmique feutrée, ses harmonies vocales envoûtantes, mais aussi son refrain en apesanteur (« This is from Matilda »). Une respiration mélodique raffinée et poétique au cœur de cette sélection Rock 2000.

ANIKA MOA — Running Through the Fire (Storm)

32

Māori de par son père et de mère d’origine anglaise, Anika Moa est devenue au fil des années une rockeuse populaire dans sa Nouvelle-Zélande natale. Il est dit qu’elle aurait été promise à une carrière bien plus grande en s’établissant aux États-Unis d’Amérique. Mais peu à l’aise dans cet univers « superficiel », malgré une signature en major, elle écourtera son expérience new-yorkaise et retournera à Auckland. Là, elle cumule les distinctions musicales tout en diversifiant son activité dans la sphère des médias. Activiste, elle soutient notamment le mariage homosexuel, et n’hésite jamais à s’entourer d’autres musiciens de l’ile pour passer des messages forts. A travers cette modeste playlist Rock 2000, nous partageons cette révélation rock trop méconnue hélas.

BEIRUT — Nantes

33

Zach Condon et sa fanfare de poche nous délivrent ici un folk nomade, d’une beauté simple mais qui ne doit être perçu que comme une entrée en matière discographique.

EVANESCENCE — My Immortal

34

Une mélodie envoûtante d’Amy Lee, au piano, sur un tempo lent. Un arrangement de cordes saisissant. Et enfin, des paroles qui évoquent l’esprit d’un défunt qui nous accompagne, et qui ne nous abandonnera pas tant que nous ne l’avons pas décidé. La chanson est extraite de l’album Fallen, sorti en 2003, et qui incluait également le sublime « Hello ».

KINGS OF LEON — Sex on Fire

35

Les frères Followill quittent leur garage rock sudiste originel pour conquérir les stades en 2008 avec l’album Only by the Night. Construit sur un riff tranchant en son clair et une montée en tension étourdissante, « Sex on Fire » explose sur un refrain taillé pour les foules porté par le timbre rauque et habité de Caleb Followill. Un titan pop-rock moderne incontournable pour faire décoller la piste.

RADIOHEAD – Sit Down Stand Up
MUSE – Time Is Running Out
THE KILLS – No Wow

LP — Lost on You

36

Révélée au grand public en 2015 après avoir écrit dans l’ombre pour les plus grandes stars, Laura Pergolizzi frappe un grand coup avec cette ballade indie-pop/rock envoûtante. Son sifflement d’introduction emblématique, ses accords de ukulélé ténébreux et son chant lyrique d’une puissance expressive phénoménale confèrent à « Lost on You » un magnétisme irrésistible qui captive toutes les générations.

MUSE — Time Is Running Out

37

Extrait de l’incontournable Absolution (2003), ce titre marque le virage grand public triomphal du trio de Teignmouth. Articulé autour de la ligne de basse distordue à la pédale fuzz de Chris Wolstenholme et d’un beat métronomique implacable, le morceau grimpe en intensité jusqu’à l’explosion hard rock du refrain mené par les envolées lyriques de Matt Bellamy. Un rouleau compresseur d’arène d’une efficacité redoutable.

QUEENS OF THE STONE AGE — No One Knows

38

Le stoner rock dans toute sa splendeur hypnotique. En 2002, Josh Homme s’associe aux frappes telluriques de Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters) à la batterie pour livrer un groove de guitare saccadé et obsédant. Avec ses ruptures inattendues et sa sensualité moite, « No One Knows » est l’un des titres alternatifs les plus envoûtants du XXIe siècle, parfait pour maintenir une cadence nerveuse sur la piste.

RADIOHEAD — Sit Down. Stand Up

39

Issu de Hail to the Thief (2003), ce morceau illustre l’art de la tension sonore selon Thom Yorke et Jonny Greenwood. Débutant comme une ballade électro-acoustique minimale et mystique, le titre s’emballe soudainement dans sa seconde moitié en une tempête frénétique de beats électroniques et de guitares saturées (« The raindrops, the raindrops… »). Une montée d’adrénaline expérimentale pour surprendre les connaisseurs.

SYSTEM OF A DOWN — Chop Suey!

40

Le groupe arméno-américain SYSTEM OF A DOWN impose en 2001 cette œuvre schizophrène mêlant metal, ballade et violence sonore. Parfait pour une playlist rock qui ne veut pas jouer la sécurité, ce morceau désoriente, excite et réveille un public avide de sensation forte.