Playlist Rock Années 90 : 50 titres cultes pour une ambiance électrique
Porté par une scène indépendante, particulièrement active et prolifique, le rock des années 90 semblait s’inscrire dans la continuité de celui des années 70.
Le public découvrait alors nombre de labels soucieux de propager une vision anticonformiste du monde, et qui n’était pas sans rappeler l’esprit du mouvement punk dans son essence. C’est ainsi, par exemple, que la ville de Seattle deviendra le berceau de la Musique Grunge grâce à la grande popularité grandissante de ses innombrables formations telles que Nirvana ou Soundgarden. En recyclant le rock de leurs aînés, les groupes anglais imposeront quant à eux une britpop qui se veut être une réaction face à la déferlante venue des États-Unis. Fort de toute cette énergie créative, ponctué par une actualité bouillante et toujours pleine de rebondissement, le grand public devenait également bien plus réceptif aux musiques “dures” comme le métal.
Nous vous avons concocté une sélection de 50 titres majeurs et qui devraient aboutir à la création sur mesure de la playlist Rock Année 90 de votre soirée! Notez bien qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un top 50 ou d’une quelconque énumération exhaustive sinon d’une base de travail qui se veut experte tout en demeurant accessible au plus grand nombre. Parallèlement, le punk californien, la fusion et le metal s’emparent des ondes FM pour offrir une décennie d’une intensité créative rare.
Bonne (re)découverte !
- Énergie : brute, grunge, festive & fédératrice
- Styles : Grunge, Britpop, Rock Alternatif, Punk-Rock, Fusion
- Couverture : 1990–1999
- Durée : ~3h20
Sommaire
L’explosion Grunge & Rock Alternatif US
NIRVANA — Smells Like Teen Spirit
Une structure musicale d’une déconcertante simplicité, des paroles dont on ignore toujours si elles portent réellement un sens, et au final l’une des plus grandes chansons rock de tous les temps. Kurt Cobain reconnaîtra que la géniale idée d’un couplet calme suivie d’un refrain puissant fut un clin d’œil au Pixies, groupe qu’il affectionnait particulièrement. Définitivement dans notre top 10 Rock Année 90.
SOUNDGARDEN — Black Hole Sun
Difficile, pour qui était adolescent en 1994, d’échapper à la vague grunge. Radios, TV, ainsi que presse musicale, surfaient sur la vague, en quête effrénée de riffs aussi entêtants que de refrains qui feront la renommée des Nirvana et autres Offsprings. De cette ambiance effervescente et mainstream, quatre rescapés de l’enfer viendront bousculer tous les archétypes en affolant les ondes avec leur musique sinistre, d’une noirceur désespérée. Il s’agit bien de Soundgarden. Quatre types venus de Seatle, toujours vêtus de noir, avares du moindre sourire voire de toute expression… Et pourtant, leur ballade « Black Hole Sun », portée par la fabuleuse voix de Chris Cornell ainsi qu’une exploration musicale plus lisse qu’à l’accoutumée, se maintiendra honorablement dans le top 50 aux côtés d’un « I like To Move It » ou du titre bien plus urbain comme « Je danse le Mia ».
HOLE — Violet
Paru sur l’album Live Through This en 1994, quelques jours à peine après la disparition de Kurt Cobain, « Violet » est un concentré de rage brute. Mené par le chant écorché et viscéral de Courtney Love, le titre oscille entre couplets murmurés et déflagrations sonores furieuses. C’est ainsi que l’album de la veuve sortait quelques jours à peine après la mort de Kurt Cobain. Du grunge crasseux, éraillé, furieux mais ô combien troublant. Tout simplement sublime et très évocateur d’une époque. Une pièce maîtresse du mouvement grunge au féminin.
THE SMASHING PUMPKINS — Bullet with Butterfly Wings
« Bullet With Butterfly Wings », c’est le rouleau compresseur qui dynamite, en 1995, tous les prétendants à la succession du génie nirvanesque. Le décor est vite posé. Basse glauque et menaçante, batterie d’abord hantée par le chant lugubre d’un Billy Corgan et qui au fil des minutes nous libérera sous un déluge de guitares particulièrement efficaces. Une pièce majeure pour votre playlist Rock Années 90.
PIXIES — Where Is My Mind?
Attention: chef d’œuvre ! “Where is my Mind” est sans nul doute le plus gros succès du groupe Les Pixies. Néanmoins, dans un autre registre, nous avons une légère préférence pour le titre “Tame”, moins populaire mais qui est tout aussi efficace dans sa simplicité. Quoique nettement plus pêchu aussi …
THE BREEDERS — Cannonball
Cannonball c’est la grâce des années 90, avec la géniale ligne de basse d’une Kim Deal qui venait d’achever son aventure avec les Pixies. Un tube absolument majeur, donc, qui ne prend pas une rides malgré les années qui passent.
FOO FIGHTERS — This Is a Call
Foo Fighters, c’est le projet de l’ancien batteur du groupe Nirvana reconverti à la guitare: Dave Grohl. Dave Grohl, c’est la rock-star qui rêvait d’en être, à la seule condition de rester toujours cool et sobre. Ce qui ne l’empêchait pas d’évoluer avec de types comme Taylor Hawkins, plus proche de l’adage « vis fort et vite, et meurs jeune ». Mais en dépit de son flegme apparent, le natif de l’Ohio est un hyperactif qui occupe à lui seul une actualité musicale hallucinante. « This is a Call » n’est qu’un énième tube qui jalonne son riche parcours. Mais c’est le son rock année 90 que l’on aime et qui a marqué profondément son époque.
FRANK BLACK — Los Angeles
Du rock’n’roll classique, loin de l’esprit des Pixies dont Frank Black fut le leader quelques années plus tôt. Mais un morceau terriblement efficace et marquant au cours de cette décennie 1990.
GRANT LEE BUFFALO — Fuzzy
Pépite d’indie folk/rock américain sortie en 1993, « Fuzzy » déploie une mélodie acoustique élégante sublimée par le chant en falsetto poignant de Grant-Lee Phillips. Une respiration chaleureuse et atmosphérique, idéale pour les moments d’écoute détendue au début d’une soirée.
TRIPPING DAISY — I Got a Girl
Les rockers maudits de Dallas nous livraient, en 1995, cette chanson aux aspects quelque peu simplets, voire naïfs, et qui occultait un répertoire au potentiel pourtant plus qu’encourageant. La mort de son leader, suite à une overdose d’héroïne en 1999, limitera leur parcours à ce succès radiophonique que nous retenons tant nous savons que vous serez ravis de vous le remémorer.
WEEZER — Island in the Sun
Extrait de leur mythique Blue Album produit par Ric Ocasek en 1994, « Island in the Sun » est le sommet de la power-pop des nineties. Weezer remplit son contrat et se paye même le luxe de sortir un succès planétaire avec ce “Island In The Sun”.



La guerre de la Britpop & Scène britannique
OASIS — Wonderwall
Aucune playlist rock Année 90 ne pourrait se permettre d’occulter la discographie du groupe mancunien alors au firmament. Oasis, groupe de rock anglais par excellence, est une référence absolue pour votre ambiance festive. Les frères ennemis, Noel et Liam Gallagher, ont emprunté à John Lenon une qualité mélodique si rare que les plus réfractaires à l’anglais se souviennent autant de « Wonderwall » qu’ils connaissent par cœur les paroles sans rien n’y comprendre. Oasis, c’est le cd culte de Definitely Maybe (1994) avec d’autres singles de haute tenue comme « Rock’n’Roll Star » ou « Whatever ». A quand la reformation ?
BLUR — Song 2
L’hymne grunge des stades du monde entier ne fut pourtant destiné à figurer sur aucun album du groupe. Damon Albarn, dont le projet Gorillaz trotte déja dans ses idées, prétendra d’ailleurs que « Song 2 » correspondait juste à un titre donné pour identifier la démo. Seulement, un titre nommé « Song 2 », de 2 minutes et 2 secondes, deuxième single d’un album éponyme sur lequel il est tracklisté en seconde position, peut laisser plus que dubitatif. Graham Coxon détendra les complotistes que nous sommes, deux ans plus tard, en écrivant pour le compte de Blur un vrai single et de très bonne facture: « Coffee and TV ».
THE VERVE — Bitter Sweet Symphony
La Brit Pop, c’est l’insolence eighties, teintée d’une certaine nostalgie des années 60. C’est du moins ainsi que Richard Ashcroft et ses acolytes auraient pu résumer l’emblématique « Bittersweet Symphony ». Bâti sur une boucle symphonique majestueuse empruntée à un arrangement orchestral des Rolling Stones, ce chef-d’œuvre de 1997 livre une réflexion existentielle intense devenue culte. La chanson, de six minutes, est une perle vouée à faire monde honorable dans la grande histoire du rock. Quant au clip vidéo, il trahit le plus grand bien que l’on puisse penser de Richard Ashcroft, leader charismatique du groupe, qui semble marcher dans les rues de New-York sans autre but que celui de bousculer toutes celles et ceux qui empiètent sur son espace.
PLACEBO — Nancy Boy
En live ou en acoustique, le groupe Placebo a changé la donne quant à une scène rock british 90’s dont le trône était alors disputé entre Blur et Oasis. C’est un son, une énergie sincère, mais aussi l’insolence d’un leader androgyne en la personne de Brian Molko, toujours suivi de son comparse Stevan Oldal. Placebo nous livrait son magistral « Nancy Boy » en 1996. La chanson est une sorte d’auto-portait musical, dépeignant un junkie aussi provocateur que désorienté, et dont l’existence est vouée à la débauche. Depuis le départ du batteur Steve Forrest en 2015, le groupe a livré l’album Never Let Me Go, contenant entre autre le fameux « Beautiful James ».
SUPERGRASS — Caught by the Fuzz
La nouvelle vague de l’école anglaise britpop dans toute sa splendeur. Son vintage, écriture classieuse, portés par de jeunes gars souriants et qui donnent l’impression d’être ces potes de lycée qui hypnotisent toutes les belles filles avec leurs « ouuuuhwahouuuuu » collés sur des accords que l’on critique mais qu’on aurait pourtant tant aimé inventer.
ELASTICA — Connection
Mené par Justine Frischmann, Elastica fusionne en 1994 l’esprit post-punk de Wire et The Stranglers avec l’efficacité pop des 90s. Riff de synthétiseur acéré, guitares sèches et tempo binaire ultra-dansant font de « Connection » un pont idéal entre rock alternatif et dancefloor.
RADIOHEAD — Creep
Voici le titre qui a propulsé, malgré lui, le quinquet d’Oxford vers la voie d’un succès planétaire. Loin des expérimentations sonores qui caractériseront ce groupe mythique par la suite, « Creep » est un titre assez léger, calme (avec quelques ruptures circonstanciées), et qui se structure autour de quatre accords. On y détecte d’ores et déjà la maîtrise vocale de Thom Yorke qui vient nous narrer ici les tourments qu’il rencontre pour aborder une fille dont il est amoureux.
PJ HARVEY — Down by the Water
La magie opère in media-res avec la découverte de cette voix à peine réelle. La basse, lourde, nous plonge dans l’univers sombre de cette sirène nommée Polly Jean Harvey. De cette froideur surgissent des violons salvateurs mais fébriles. Un équilibre qui fait de cette pièce majeure du rock année 90, une œuvre aussi torturée que majestueuse.
PRIMAL SCREAM — Rocks
Sans être à son meilleur niveau, le groupe de Glasgow signera ce tube stonien et parfaitement taillé pour faire la fête. Un hit indé, néanmoins loin de l’ambiance dance de Screamadelica (1991), qu’un Simone Butler n’aurait de toutes les manières jamais validé.
SKUNK ANANSIE — Hedonism (Just Because You Feel Good)
Skunk Anansie est le groupe rock typique des années 90, c’est à dire alternatif, provocateur, mais parfaitement conscient de la réalité du marché du disque. C’est ainsi que Skin et ses acolytes livreront aux radios, friandes de belles mélodies rock voire d’un refrain entêtant, ce single qui tournera en boucle dès sa sortie en 1996. Commercial, certes, mais de très bonne facture.
THERAPY? — Diane
Les connaisseurs bouderont cette reprise, peut-être loin de tenir la comparaison avec la création originale de Husker Dü dans les années 80. Oui, mais seulement, les années 90 furent plus sensibles à l’ajout d’un simple violoncelle. N’en témoignent que les chiffres…



Punk Californien, Fusion & Riffs incendiaires
RAGE AGAINST THE MACHINE — Killing in the Name
S’il doit être admis que le groupe Nirvana survolait l’actualité rock des années 90, Rage Against The Machine aura probablement livré l’hymne le plus mémorable de cette époque fort créative. Une énergie qui semblait sortir des tripes. Un riff incroyable sur laquelle la voix aussi éraillé que malmenée de Zack de la Rocha exhortait l’auditeur à la sédition. Sorti en 1992, « Killing In the Name » fut la bombe néo-métal qui réconciliait rappeurs et métalleux. Les dix titres de l’album en question pourrait aisément alimenter votre playlist Rock Années 90 tant ils sont denses!
GREEN DAY — Basket Case
Extrait du phénoménal Dookie (1994), ce classique du skate-punk californien transforme les névroses et crises d’angoisse de Billie Joe Armstrong en un raz-de-marée mélodique ultra-festif. Trois accords fulgurants, un tempo frénétique et un refrain scandé par cœur par toutes les générations. Un titre notable, véritable défouloir de toute une génération, qui s’illustre par sa spontanéité punk. Un best of à lui seul dans la vie d’un amateur de rock année 90.
THE OFFSPRING — Self Esteem
Malgré des débuts poussifs, The Offsprings surferont sans rappel sur l’effervescence rock suscité par Nirvana. Leur belle énergie punk comme leurs riffs mythiques deviendront vite des incontournables et sont désormais indispensables si vous souhaitez revivre l’ambiance Rock Année 90.
RED HOT CHILI PEPPERS — Under the Bridge
Succès majeur des Red Hot, cette ballade envoûtante évoque solitude de son chanteur Kiedis. Une confession intime et sombre, décrivant des liens d’amour, quasi mystique, avec la ville de Los Angeles, mais aussi une histoire ponctuée par l’usage abusive de drogues.
AC/DC — Thunderstruck
Après une traversée du désert toute relative dans les années 80, inéluctablement liée au décès de son chanteur Bon Scott, le plus légendaire des groupes de Hard Rock va enfin renouer avec le succès. Nous sommes en 1990, et par l’entremise de l’album The Razors Edge, sort l’inoubliable Thunder! La puissance des toms de Chris Slade ainsi que le riff diabolique d’un Angus Young à la limite de la saturation, introduisent ce qui reste encore aujourd’hui le carburant de bien des soirées rock’n’roll…
METALLICA — Enter Sandman
Il n’y a que dans les années 90 qu’un groupe comme Metallica, formé en 1981, pouvait saisir l’opportunité de devenir un poids lourd de l’industrie musicale. « Enter Sandman » est un monument du heavy métal car le grand public est alors au rendez vous. Ce qui reste probablement moins sûr aujourd’hui.
LENNY KRAVITZ — Are You Gonna Go My Way
Probablement le titre le plus emblématique made in 90’s. Une furie guitaristique qu’on aurait volontiers attribué à Jimi Hendrix s’il n’y avait ce riff improbable et qui donne davantage l’envie de danser que celle d’explorer les effets psychédéliques de drogues en tout genre. Un Lenny Kravitz définitivement au sommet de son art en 1993.
UGLY KID JOE — Everything About You
A vrai dire, ce morceau résume à lui tout seul la l’état d’esprit qui a fomenté ce quintet de rock californien 90’s. Il y est question de rock’n’roll, de ferveur, le tout sans jamais se prendre vraiment au sérieux. Et ça fait du bien, parfois…
NADA SURF — Popular
Produit par Ric Ocasek en 1996, ce morceau fustige les stéréotypes des lycées américains avec un cynisme jubilatoire. Les couplets en spoken word parodique débouchent sur un refrain post-grunge survolté d’une efficacité redoutable pour réveiller la fibre rock de vos convives. Le morceau phare d’un groupe qui représentait finalement bien la scène rock FM des années 90. Énergique mais tout en retenue. On surfe alors déjà sur une vague post-punk.



Pop-Rock FM, Folk & Pépites radiophoniques
ALANIS MORISSETTE — Ironic
Discrète icône du rock féminin, la jeune Alanis Morissette nous livrait en 1995 ce single mordant, et qui incarnait parfaitement l’esprit des années 90. C’est à dire un rock alternatif, avec la touche grungy de circonstance, ainsi qu’une voix identifiable dès les premières notes. Aujourd’hui encore, nombre d’experts considèrent « Jagged Little Pill » parmi les plus grands albums rock de tous les temps signé par une chanteuse.. Pas sûr que la canadienne, toujours en exercice dans les années 2000, puisse savourer ce plébiscite légèrement réducteur.
BECK — Loser
Beck livre, en 1994, ce titre fut un tube « je-m’en-foutiste » qui tournera très longtemps en boucle sur la FM. Personne ne se sera pourtant risqué à une reprise de ce qui peut être considéré comme un classique Rock des années 90.
CAKE — The Distance
Cake, c’est une signature sonore identifiable dès les premières notes. Nous aurions pu vous rappeler au bon souvenir de sa mythique version de « I Will Survive », qui accompagna la victoire des footballeurs francais à la Coupe du Monde… Mais nous lui avons préféré un titre plus rebel, au riff cru, et à la qualité bien supérieure.
COUNTING CROWS — Mr. Jones
L’histoire des Counting Crowes ressemble à celle de bien des groupes rock 90’s. C’est à dire celle d’une carrière se résumant à une chanson. La voix plaintive du chanteur (Adam Duritz) nous plonge ici dans une ambiance légèrement mélancolique, voire dépressive, mais rythmée par un rock mélodique qui a fait de cette ballade, très américaine, l’une des plus plébiscitée de son temps.
CRASH TEST DUMMIES — Mmm Mmm Mmm Mmm
Véritable emblème d’une époque, ce petit bijou de folk canadien repose sur les arrangements subtils de son leader Brad Roberts. Ces derniers arrangements capables, par ailleurs, de sublimer une interprétation d’une rare intensité mais aussi un refrain qui demeurera peut être à jamais le moins inspiré de l’histoire du rock: mmm mmm mmm mmm. Pas de concession dans les lyrics!
EAGLE-EYE CHERRY — Save Tonight
En 1997, le frère de Neneh Cherry se révéla au grand public en publiant ce titre très radiophonique en 1997. Un succès planétaire, issu d’un album anecdotique, que nous retiendrons essentiellement pour son impact populaire au cours des décennies 90 – 2000.
EELS — Novocaine for the Soul
Un titre incontournable des années 90, identifiable dès son intro confondant grésillements et mélodie enjouée de boîte à musique. Mais annihilez ici toute volonté de dynamiter votre dancefloor: on s’enfonce clairement dans la noirceur. Une noirceur qui demeure malgré tout assez addictive pour toutes oreilles reposées.
HANSON — MMMBop
Raz-de-marée pop-rock de l’été 1997 produit par les Dust Brothers, « MMMBop » est une explosion de bonne humeur pure. Des scratches hip-hop subtils sous des harmonies pop ensoleillées pour déclencher un éclat de rire nostalgique et festif. A vrai dire, MMMBop n’est pas une pièce majeure selon nous, sinon une mélodie pop rock entraînante et très diffusée à sa sortie. Étant donné que vous l’aviez probablement oubliée, nous la citons ici tel un Post-it…
JOAN OSBORNE — One of Us
Dans les années 90, la télé-réalité n’existait pas. Pourtant, nombre de chanteuses aussi ravissantes que talentueuses ont connu le succès, aussi bref soit-il. Joan Osborne, comme Sheril Crow ou Alanis Morissette, fait partie de celles là. Elle ne devaient la reconnaissance du public qu’à un talent laborieusement éprouvé dans les bars- concert ou les scènes étriquées, avant d’être repérée par une maison de disques. Ici, la rockeuse américaine nous un livre un pop-rock proche du blues, particulièrement efficace, tout en abordant le thème controversé de la croyance en Dieu. Une prise de risque artistique que peu de labels valideraient aujourd’hui.
K’S CHOICE — Not an Addict
Venu d’Anvers, le groupe des frères et sœurs Bettens s’impose en 1995 avec cette montée en tension magistrale. Une voix rauque chargée d’émotion brute qui explose sur des guitares grunge percutantes au refrain. Une voix atypique, rauque, aussi éraillée que chargée en émotion.
MEREDITH BROOKS — Bitch
Ce tube qui tournait énormément sur la FM n’était pourtant pas vu d’un bon œil, de prime abord, par une maison de disques fébrile à la découverte des paroles…
NO DOUBT — Don’t Speak
Don’t Speak est peut être un des plus grand succès rock de son époque. Gwen Stefani et ses acolytes nous proposaient un rock ouvert, gentiment déjanté, avec une qualité rythmique indéniable. Mais de tout évidence, ils ne survivront pas à cette décennie bénie.
NOIR DÉSIR — L’Homme pressé
Voici la chanson de l’année 1998 qui ne souffre d’aucune controverse de la part du meilleur groupe rock français des années 90. Tout est là, depuis l’énergie rock, en passant par l’esprit contestataire, jusque la « touche française » caractérisée ici par une plume ciselée. Définitivement dans notre top 10 Rock Année 90.
R.E.M. — Losing My Religion
Un morceau culte, identifiable à son riff mythique à la mandoline ainsi qu’à la voix de Michael Stipe captée en une seule prise. Probablement le son FM le plus incontournable de toute bonne playlist Rock Années 90 qui se respecte.
SPIN DOCTORS — Two Princes
Le groupe new-yorkais doit beaucoup à MTV et la diffusion en boucle de leur clip. Une fois dit, on reconnaîtra une pop d’assez bonne qualité qui fait ici figure car elle cristallise bel et bien son époque .
THE CONNELLS — ’74–’75
Ce single sorti en 1993, est une ballade acoustique, décontractée, voire champêtre. Elle dénote avec une actualité musicale du moment bien plus pêchue. Les programmateurs radio plébiscitent alors ce qui semble être l’expression d’une nostalgie face au temps qui passe, tout en demeurant agréable à entendre. Le groupe, venu de Caroline du Nord, ne connaîtra pas d’autres succès.
THE CRANBERRIES — Zombie
Produit en 1994, cette chanson engagée, aux paroles aussi claires que puissantes, est probablement le plus grand tube du groupe Nord-Irlandais. Zombie représente les années 90 dans toute leur splendeur. Une fois de plus.
THE PRESIDENTS OF THE UNITED STATES OF AMERICA — Lump
Un titre génial de fraîcheur et de spontanéité. Voici des potes pleins de joie de vivre et d’auto-dérision, qui s’amusent à la gratte comme des mômes et qui nous emmènent avec légèreté dans un délire aux antipodes d’une école de Seatle alors au firmament du rock grunge.
GARBAGE — Stupid Girl
Garbage, qui, traduit de l’anglais signifie « ordure », n’a jamais rien livré de bon à jeter. De la pop incandescente, menée par une voix désenchantée, mais qui cristallise à elle seule la magie de son époque. Sa chanteuse écossaise, Shirley Manson, semble désormais aspirer à une carrière d’actrice.



