Chansons sur Paris : 35 titres éclectiques pour votre soirée à thème
Quel-DJ est heureux de vous présenter sa grande playlist de chansons sur Paris.
Il s’agit d’une sélection hautement subjective que nous avons pensée comme le fil rouge d’une ambiance ouverte à tout horizon musical. Cette playlist offre un voyage sonore à travers la « Ville Lumière », révélant ses multiples visages, de la carte postale internationale à la grisaille du métro.
Elle mêle des chansons pleines de nostalgie, d’amour et de poésie à des textes plus critiques et urbains, reflétant la complexité de la capitale. On y trouve à la fois la douceur romantique des quais de Seine, les instants suspendus au petit matin, ainsi que les réalités des quartiers populaires. Des sonorités variées traversent ce panorama : du jazz aux musiques urbaines, en passant par la pop, le musette et la chanson traditionnelle.
Chaque morceau invite à découvrir Paris comme un lieu de rêve, de rencontres, mais aussi de contradictions. Voici une immersion sensible dans l’âme d’une ville mythique, à la fois intemporelle et résolument contemporaine !
- Énergie : nostalgique, guinguette, urbaine, jazzy et poétique
- Couverture : du bal musette d’Édith Piaf au rap tranchant d’Oxmo Puccino
- Public : soirées à thème « Paname »
Sommaire
Chansons sur Paris : les grands classiques
CHARLES AZNAVOUR – J’aime Paris au mois de mai
Paris au printemps, célébré entre renaissance amoureuse et douceur retrouvée. Aznavour aura souvent chanté Paris dans ses textes, avec toujours la même vision romantique et poétique.
CHARLES TRÉNET – Revoir Paris
Le « fou chantant » aux mille chansons sillonnait le monde à la rencontre de son public. Loin de se satisfaire de sa popularité internationale, il souffrait du mal du pays. En 1947, c’est non sans nostalgie qu’il compose cette ode à la capitale (et au quartier Montparnasse) qui demeurera intemporelle.
EARTHA KITT – Sous les ponts de Paris
« Miss Kitt » a connu une existence chaotique depuis sa naissance en Caroline du Sud. Surdouée, elle s’installe à Paris à la fin des années 40 pour devenir chanteuse de cabaret. C’est en 1953 qu’elle reprend avec succès cette chanson populaire datant de 1913, lui offrant une aura jazzy inoubliable. Hélas ses nombreuses prises de positions, notamment contre la guerre du Viêt Nam ou les droits LGBT, la mettront à l’index d’une plus grande reconnaissance.
EDITH PIAF – Sous le ciel de Paris
Aucune chanson sur Paris ne cristallise aussi bien l’âme d’une époque. Celle d’une capitale romantique, de ses bals populaires, de la valse musette et de l’accordéon. Si Piaf demeure toujours une icône encore aujourd’hui à l’international, c’est aussi grâce à ce type d’hymnes qu’elle a su interpréter avec une intensité émotionnelle magistrale. Depuis, nombreux sont ses héritiers auto-proclamés. Mais ils ne font que l’imiter sans réelle stature.



JACQUES BREL – Les Prénoms de Paris
Voici une sorte de guide touristique, chanté à travers des figures féminines symboliques, et empreinte d’un romantisme peu rancunier. En effet, le belge Brel aimait Paris et cette chanson de ses débuts en témoigne. Mais le public tournait alors le dos à son air trop provincial. Les stars reconnues snobaient les chansons qu’il leur offrait pourtant gracieusement. Entre rêverie et réalisme, le morceau « Les Prénoms de Paris » ne fut donc pas un très grand succès populaire. Loin du virage théâtral que l’on connait du chanteur, ce dernier semble encore très influencé par la tradition réaliste alors en vogue dans les années 50. Aussi, ce morceau s’inscrit désormais parmi les classiques, sinon parmi les plus belles chansons sur Paris.
JOE DASSIN – Les Champs-Élysées
On ne présente plus ce petit monument qui a su faire à lui seul la promotion de Paris à travers le monde. Une chanson sur Paris, et plus particulièrement sur l’avenue des Champs-Élysées, qui était déjà largement associée au chic et à l’élégance dans les années 60. Le chanteur s’y ballade et y vit une idylle avec une passante inconnue…
JOSÉPHINE BAKER – J’ai deux amours
Rejetée par une Amérique ségrégationniste, Joséphine Baker devient l’égérie « exotique » de Paris dans les années 30. « J’ai Deux Amours » traduit l’affection viscérale de cette résistante de la France libre pour sa ville d’adoption. Le succès est immédiat, au même titre que le morceau demeure un classique absolu du music-hall.
YVES MONTAND – À Paris
La légèreté mais aussi la complexité du Paris d’après-guerre, chantées par l’une des voix majeures du music-hall. Paris y est célébrée par un Montand virevoltant, avec tendresse, malice et une pointe de mélancolie.
Paris romantique et rive gauche
BRIGITTE – Paris
Le duo Brigitte chantait, en 2018, le Paris sensuel, romantique, mais aussi intime. C’est dans un style oscillant entre pop rétro et influences 70s que ces deux femmes aussi libres d’esprit qu’élégantes exprimaient leur affection à la capitale française.
CAMILLE – Paris
En 2002, Camille déclare son amour espiègle et presque enfantin à la ville qui l’a vue naître. Un univers poétique très personnel pour celle qui voulait s’en aller loin des quais de Seine, pour finalement y revenir. Une très belle chanson sur Paris, dans un esprit cabaret moderne.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG – April in Paris
Cette petite perle sonore est issue d’une revue musicale qui n’a pas rencontré un franc succès à Broadway. Pourtant, elle est devenue un standard absolu du jazz dont on ne compte plus les reprises. Elle cristallise aussi la fascination américaine pour l’élégance parisienne. Honneur à nos deux monstres sacrés, à l’interprétation absolument indétrônable.
ETIENNE DAHO ET ASTRUD GILBERTO – Les Bords de Seine
Daho est décidément un chanteur à part. Mais se pencher sur ce personnage discret révèle un artiste parfaitement cohérent dans sa démarche. Celle d’un poète mélomane, curieux et ouvert au monde, comme sur son époque. Ici, on le découvre en duo avec l’immense chanteuse de Bossa Nova à qui l’on doit la plus géniale interprétation du standard « The Girl from Ipanema ». Ensemble, le duo nous emmène dans un Paris de carte postale, et plus précisément sur les bords de Seine. Une chanson solaire, qui restitue bien la mélancolie de deux univers pourtant différents, et qui donneraient envie de s’abandonner à une ballade amoureuse et dominicale.



MILES DAVIS – A Day in Paris
Plus qu’une capitale, Paris est une muse pour le Jazz. En dépit de son génie, qui demeure un privilège rare, Miles Davis confessait que découvrir Paris fut pour lui une sensation nouvelle : celle d’être enfin « traité comme un être humain »… Il y vivra notamment une passion amoureuse impensable aux États-Unis, avec Juliette Greco. « A Day in Paris » est donc une pièce importante de son repertoire. Un morceau qui a su capturer l’âme de Paris des années 50 avec une spontanéité ainsi qu’une sincérité déconcertantes.
VANESSA PARADIS & M – La Seine
Sortie en 2011 pour la bande originale du film d’animation Un monstre à Paris, cette chanson joue sur le double sens entre le célèbre fleuve et la scène musicale. Portée par un swing acoustique imparable, c’est un hommage joyeux et poétique rendu à Paris.
YANN TIERSEN – La Valse d’Amélie
Composée pour le film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001), cette pièce instrumentale à l’accordéon est devenue le symbole musical de Montmartre. Ses influences classiques et folk figent dans le temps une atmosphère à la fois douce et profondément nostalgique.
YVES SIMON – Paris 75
Une évocation poétique de la vie parisienne des seventies. La ville y est décrite avec sensibilité, mêlant souvenirs personnels et observations d’une société en mutation. Ce morceau s’inscrit dans le registre d’une chanson française littéraire et mélancolique.
Paris populaire et réaliste
BILL BAXTER – Bienvenue à Paris
En duo avec le chanteur londonien Tippa Irie, le trio français Bill Baxter nous invitait de manière festive à découvrir la capitale. Mélangeant pop française et touches reggae, ce morceau léger alterne français et anglais pour célébrer Paris et son atmosphère animée. Kitsch, car très eighties, mais finalement international !
CLAUDE NOUGARO – Paris mai
Produite sous le coup de l’émotion des événements de mai 68, cette longue chanson souligne le mal-être d’une jeunesse en quête de sens. Nougaro vivait son époque parisienne comme témoin privilégié d’une révolte. Bien que son regard fût neutre, son œuvre fut censurée. Mais, de toute évidence, elle appartient désormais au panthéon de la chanson française !
JAVA – Métro
En 2000, le groupe parisien décrivait la vie souterraine de la capitale dans un mélange dynamique d’accordéon, de rap et de musette. Jamais le métro parisien n’avait été abordé avec autant d’humour et dans un esprit aussi festif.
KATERINE – Un après-midi à Paris
L’artiste le plus atypique de la scène française nous invitait en 1996 dans une promenade étrange et désenchantée au coeur de Paris. Un morceau mêlant absurde, non-sens et critique sociale, dans un style parlé-chanté et une introspection douce-amère.



LÉO FÉRRÉ – Paris je ne t’aime plus
Il n’est jamais vain de se rappeler que l’on a toujours dit de Paris qu’elle était bien plus belle « avant ». N’en témoigne cette chanson de non-amour de notre poète anarchiste préféré (1969), dans laquelle il fustige l’embourgeoisement de la capitale.
MANO SOLO – Allô Paris
Paris sous le regard intime et écorché de Mano Solo. Une entité vivante qui blesse autant qu’elle fascine. C’est la lettre d’amour et de colère la plus sous-estimée parmi les chansons sur Paris. Elle fut enregistrée en 1995 pour l’excellent album « Je sais pas trop ».
NOIR DÉSIR – Ici Paris
Paris n’est pas le réel sujet de cette perle rock qui dénonce surtout le piège des grandes métropoles uniformes et centralisées. Là où, finalement, l’humanité perd en substance entre individualisme et libéralisme. Bien que Bertrand Cantat souligne la beauté du multiculturalisme, il chante l’urgence d’échapper à cette énergie parfois toxique.
OXMO PUCCINO – Pam Pa Nam
De la pure poésie, que certains qualifieront d’urbaine parce que son auteur fut d’abord un rappeur. Oxmo a grandi à Paris. Dans le 19ème arrondissement. Au gré des années, son écriture de rue s’est muée en un art plus universel, empreint de jazz et de chanson. Une évolution logique et cohérente, pour celui qui a collaboré avec la plupart des piliers du rap hexagonal et dont il a gagné le respect (au même titre que le grand public). OX nous livre ici un hommage à une ville chère à son cœur, dont le nom de sobriquet « Paname » était autant fredonné dans les années 20 qu’aujourd’hui par la classe populaire.



PIGALLE – Dans la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs
François Hadji-Lazaro et ses acolytes nous plongent en 1987 dans l’ambiance réaliste du Paris ouvrier. Le texte décrit une scène de vie quotidienne dans un bar-tabac, reflet d’un Paris authentique et parfois rude. Le groupe, originaire de Paris, était connu pour ses textes engagés, mêlant chanson française et rock alternatif.
RIFF COHEN – À Paris
Quand Paris est chantée par l’israélienne Riff Cohen en 2014, elle est célébrée pour être un haut lieu de rencontres multiculturelles. Un titre joyeux, oriental et insouciant qui illustre l’attractivité créative de la ville.
TRIPTIK – Paname
C’est surtout au début des années 2000 que ce groupe de rap parisien aura rencontré le succès. Notamment grâce au titre « Paname », évoquant sans fard la vie dans les quartiers périphériques, la solidarité ainsi que les réalités sociales de la capitale.
Chansons sur Paris nocturne
BÉNABAR – Paris By Night
Bénabar est un chanteur populaire qui aime dépeindre, avec humour et simplicité, le quotidien de tout un chacun. C’est sous l’étoffe d’un crooner qu’il nous invite dans une virée parisienne entre potes. Un Paris contrasté, où la fête cohabite avec la solitude urbaine. Un titre de 2011, qui swingue et qui se revendique de la « nouvelle chanson française ».
EMILIE SIMON – Paris j’ai pris perpète
Originaire de Montpellier, la talentueuse Emilie Simon nous gratifie en 2006 d’une visite électro-pop qui n’a rien de touristique. Son lien avec la capitale est ambivalent mais indéfectible. Un attachement à la fois fascinant et étouffant. Probablement l’une des chansons sur Paris les mieux réussies de ces dernières années.
GREMS – Paris
Grems est le type de rappeur qui aime s’aventurer là où on ne l’attend pas. Il est prolifique, technique, et se renouvelle sans cesse sans chercher à pondre ce fameux single que les médias attendent pour l’adouber définitivement. En 2 minutes 30 Grems, qui est également un designer hors-pair, nous esquisse son lien étroit avec une ville désabusée, à mille lieues du cliché romantique, et qu’il semble avoir déserté depuis.
JACQUES DUTRONC – Il est 5 heures, Paris s’éveille
Probablement l’une des chansons sur Paris les plus connues à ce jour. Une fresque mythique des matins parisiens que tous les couche-tard de la capitale auront entonné au moins une fois. Une œuvre intemporelle, composée à partir d’une harmonie simple ainsi que d’un rythme binaire, mais qui semble faire l’union de la chanson française avec la musique classique.



LOUISE ATTAQUE – Les nuits parisiennes
Paris est une ville qui n’a pas sommeil, mais où la solitude est réelle et les rencontres éphémères. Dans ce savant mélange de rock-folk dopé au violon frénétique (1997), Louise Attaque chante l’errance nocturne dans les rues de la capitale.
MARC LAVOINE – Paris
En 1991, le chanteur à la voix grave trace un portrait sensible d’un Paris intime, à mi-chemin entre souvenirs amoureux enfouis et solitude urbaine. Une évocation mélancolique au romantisme très cinématographique.
THOMAS DUTRONC – J’aime plus Paris
Le fils de Jacques Dutronc et Françoise Hardy pose en 2007 un regard désabusé sur la vie mondaine et festive de Paris, avec un mélange subtil de swing manouche et de pop. Une relation d’amour-haine pince-sans-rire, mais qui demeure néanmoins très populaire parmi les chansons sur Paris.
VITAA – Bienvenue à Paris
Vitaa nous invite à découvrir un Paris nocturne sous un jour urbain et contemporain. La chanteuse de R&B dépeint une ville parfois dure, marquée par d’importants contrastes sociaux, mais qui grouille toujours d’une énergie vitale.
FAQ – Chansons sur Paris
Quelques conseils d’expert pour réussir l’ambiance musicale de votre événement parisien.
Comment éviter le côté trop « kitsch » ou accordéon lors d’une soirée Paris ?
Le secret est le dosage et le métissage. L’accordéon musette d’Édith Piaf ou de Yann Tiersen est magnifique, mais il doit être utilisé avec parcimonie (par exemple, à l’arrivée des invités). Basculez ensuite rapidement vers des artistes qui incarnent le « chic parisien » moderne ou vintage : le jazz des clubs de Saint-Germain-des-Prés des années 50, ou la pop/variété entraînante (Jacques Dutronc, Brigitte, M).
Quelle est la chanson sur Paris qui fait systématiquement danser ?
Sans aucun doute « Les Champs-Élysées » de Joe Dassin. C’est l’un des rares titres francophones capables de faire chanter et danser toutes les générations, et même un public international qui ne maîtrise pas la langue. « La Seine » de Vanessa Paradis et -M- est également un excellent titre pour lancer une piste de danse sur un swing léger.
Faut-il diffuser de la « French Touch » (électro) pour un thème parisien ?
Absolument ! Paris n’est pas qu’une ville musée. La French Touch (Daft Punk, Cassius, Justice, Bob Sinclar) est née dans les clubs parisiens dans les années 90 et a conquis le monde. Pour la partie « Clubbing / Fin de nuit » de votre événement, ce registre musical est indispensable pour symboliser le Paris dynamique et festif d’aujourd’hui.
