logo QuelDJ

Playlist Musique Jazz

50 titres pertinents pour votre ambiance de réception.


Q-DJ est heureux de vous présenter sa playlist Musique Jazz.

En plus de cent ans d’existence, le jazz aura vu naître de nombreux sous-genres. Depuis son berceau américain, naturellement, mais aussi à travers le monde où il s’est répandu dès les années 20. Qu’il soit simple ou complexe, populaire ou savant, le jazz regorge aujourd’hui de standards connus de tous. C’est une modeste synthèse de ses différentes facettes que nous avons tenté de vous proposer ici. L’idée étant de vous exposer des œuvres qui rythmeront efficacement une ambiance « piano bar » qui se veut calme, élégante et positive, mais sans se limiter au courant mainstream.
Bonne (re) découverte!

Dernière mise à jour: 07/07/25

playlist jazz




AHMAD JAMAL – Poinciana

01

Pianiste précoce, le jeune Frederick Russell Jones sillonnait les night-clubs de Pittsburgh afin de gagner sa vie. Son style raffiné, à contre-courant de l’univers des Big Bands, peinait à y trouver sa place. Il choisit alors de tenter sa chance à Chicago, où il prend le nom d’Ahmad Jamal et fonde son premier trio. En 1958, il y enregistre sa légendaire version de « Poinciana », un latin jazz hypnotique qui lui ouvrira une carrière de plus de cinquante ans et l’installera aux côtés des plus grands noms du jazz.

AIRELLE BESSON & NELSON VERAS – Neige

02

En 2014, Airelle Besson et Nelson Veras livrent un somptueux dialogue entre trompette et guitare. Dans ce duo acoustique, la compositrice — ancienne élève de Daniel Humair et familière de formations comme le big band Lumière de Laurent Cugny — déploie toute sa sensibilité. Le saxophone français trouve quant à lui une digne représentante en Sophie Alour (écoutez son « Joy »), proche d’Airelle Besson. Une rencontre intime et prometteuse, qui donne envie d’en découvrir davantage sur disque.

ART ENSEMBLE OF CHICAGO – Theme De Yoyo

03

Probablement l’un des des titres les plus populaires et accessibles du free jazz. Héritier du courant expérimental initié par Ornette Coleman dans les années 50, l’Art Ensemble of Chicago se forme à Paris en 1969 autour du trompettiste Lester Bowie. Leur musique afro-centriste, imprévisible et foisonnante, bouscule les codes du genre. Sur « Theme De Yoyo », la voix puissante de Fontella Bass apporte une énergie soul qui en fait un classique, à la fois avant-gardiste et entraînant, toujours prisé du public.

BELMONDO QUINTET – Song For Dad

04

Pour son cinquième album Brotherhood, le Belmondo Quintet prolonge des explorations acoustiques entamées depuis plus d’un quart de siècle. Il réunit deux frères : Stéphane Belmondo à la trompette et Lionel au saxophone ténor. Avec le soutien de l’élégant Eric Legnini, ils signent « Song For Dad », une ballade émouvante dédiée à leur père et mentor.

BIRELI LAGRENE – Si Tu Savais

05

Prodige de la guitare, plongé très tôt dans le swing gitan de Django Reinhardt, Biréli Lagrène a d’abord exploré le jazz sous toutes ses formes. Il retrouve ensuite, en 2001, ses racines manouches avec Gipsy Project, publié chez Dreyfus Jazz. Un disque dans la pure tradition du Quintette du Hot Club de France, fondé par Reinhardt et Stéphane Grappelli. De cette formation naît « Si Tu Savais », l’un de ses titres les plus marquants. Une véritable perle pour toute playlist Musique Jazz.

BENNY GOODMAN – Sing, Sing, Sing (With a Swing)

06

Composé dans les années 1930 par Louis Prima pour son big band « New Orleans Gang », « Sing, Sing, Sing » sera rapidement repris et immortalisé par « The King of Swing » Benny Goodman. Enregistrée en 1937 avec, entre autres, le batteur Gene Krupa, sa version devient l’un des standards intemporels du swing jazz. Une référence absolue pour toute soirée à thème « Swing Jazz Party »!

AHMAD JAMAL Playlist Musique Jazz

ART BLAKEY AND THE JAZZ MESSENGERS – Moanin’

music jazz CHARLES MINGUS – Goobye Pork Pie Hat


BILL EVANS TRIO – Waltz For Debby

07

Grand admirateur de Bud Powell dans sa jeunesse, Bill Evans révèle dès son premier album New Jazz Conceptions (1956) une technique d’harmonisation singulière et novatrice. Cette approche raffinée du piano jazz lui vaudra de participer à l’historique Kind of Blue aux côtés de Miles Davis. Mais c’est surtout avec son trio qu’il réinvente le genre, trouvant un équilibre inédit entre piano, contrebasse et batterie. « Waltz For Debby » demeure l’un de ses chefs-d’œuvre de délicatesse et de lyrisme.

BILLIE HOLIDAY – Strange Fruit

08

Billie Holiday semblait promise à une carrière honorable mais sans éclat, interprétant surtout des chansons traditionnelles et romantiques au début des années 30. Tout bascule lorsqu’elle reprend le poème protestataire et antiraciste « Bitter Fruit », rebaptisé « Strange Fruit ». La métaphore désigne en réalité le corps noir lynché et pendu aux arbres du Sud ségrégationniste. Sur scène, le public est bouleversé par une interprétation habitée, presque insoutenable. Ce chant de douleur, mais aussi de révolte, deviendra un hymne pour la communauté afro-américaine et une page essentielle de l’histoire des États-Unis.

BRAD MEHLDAU – Blackbird

09

De toute évidence, Brad Mehldau s’impose comme l’un des héritiers les plus créatifs de la musique jazz moderne. Influencé autant par Bach que par Coltrane, il développe un style raffiné où s’entrelacent improvisation et lyrisme. Avec son trio, il revisite fréquemment le répertoire pop et rock. Sa reprise de « Blackbird » des Beatles illustre parfaitement cette démarche : un standard pop transformé en méditation jazz, subtile et introspective. En déconstruisant la mélodie de McCartney, Mehldau en révèle toute la profondeur harmonique et inscrit ce classique dans un langage résolument contemporain.

CAMILLE BERTAULT – Comment te dire Adieu

10

Camille Bertault a stupéfié la planète jazz en publiant d’abord, sur internet, ses vocalises fulgurantes. Rapidement repérée par France Musique et Classic FM, elle attire l’attention des labels et s’impose comme l’une des voix les plus singulières de sa génération. Sur son deuxième album Pas de Géant (2018), elle reprend « Comment te dire adieu » de Gainsbourg avec une liberté et une inventivité qui marquent sa signature artistique. Une relecture audacieuse qui confirme son talent d’équilibriste entre tradition et modernité.

CHARLIE HADEN & PAT METHENY – The Moon Song

11

Contrebassiste majeur du jazz moderne, Charlie Haden a marqué autant par son lyrisme que par son engagement artistique. En 1997, il retrouve son compatriote du Missouri, le guitariste Pat Metheny, pour l’album intimiste Beyond the Missouri Sky (Short Stories). Ensemble, ils tissent un dialogue délicat entre contrebasse et guitare, où chaque note respire. « The Moon Song » illustre cette atmosphère contemplative. Une œuvre à la croisée de la musique jazz et de la musique de chambre, qui témoigne de la complicité rare entre deux géants.

CHARLIE PARKER – All The Things You Are

12

Charlie Parker, surnommé « Bird », est précurseur du bebop dans les années 40. Un style né dans les jam sessions qu’il fréquentait assidûment à New York. Figure d’une nouvelle génération de musiciens virtuoses, il laisse une œuvre fulgurante, marquée par son génie mais aussi par une dépendance destructrice. Pourtant, même au plus mal, il signe pour Savoy des enregistrements mémorables, revisitant des standards comme « Lover Man ». En 1953, il grave le mythique live : Jazz at Massey Hall aux côtés de Gillespie, Bud Powell, Charles Mingus et Max Roach. Le saxophoniste y est à la fois au sommet… et déjà au crépuscule d’une carrière trop brève.

CHET BAKER – Autumn Leaves (Les Feuilles Mortes)

13

Icône du cool jazz, Chet Baker triomphe dans l’Amérique des années 50. Mais derrière l’image d’un playboy surdoué et rebelle, les scandales et la dépendance à la drogue précipitent sa chute. C’est en Europe, notamment à Paris, qu’il trouve un public fidèle et une seconde carrière. En 1974, il enregistre She Was Too Good To Me, un album où figure sa poignante version du standard « Autumn Leaves ». Entre mélancolie et fragilité, Baker y dévoile toute l’intensité d’un artiste brisé, mais capable de transformer chaque note en émotion pure.

CHICK COREA – Spain

14

Immense improvisateur, Chick Corea émerge de la scène avant-gardiste des années 70 pour s’imposer parmi les pionniers de la musique jazz fusion. Pour les labels Blue Note et ECM, il signe aussi plusieurs albums de free jazz remarqués. Mais c’est surtout avec « Spain », composé en 1972 avec Return to Forever, qu’il laisse l’une de ses œuvres majeures, devenue un standard incontournable.

CANNONBALL ADDERLEY – Mercy, Mercy, Mercy Playlist Musique Jazz

DAVE BRUBECK – Take Five

EDDIE HARRIS – Listen Here


CLIFFORD BROWN & MAX ROACH – Joy Spring

15

Trompettiste du bebop et du hard bop, formé par un ami de Dizzy Gillespie, Clifford Brown s’impose par sa virtuosité et son humilité avant d’être tragiquement fauché à 25 ans. Petite anecdote : c’est avec le combo de Bud Powell qu’il entre pour la première fois en studio. Malgré une discographie restreinte, il laisse des standards devenus incontournables, dont « Joy Spring », enregistré avec Max Roach en 1954, et « Sandu ».

CYRILLE AIMÉE – Loving You

16

Franco-dominicaine installée à la Nouvelle-Orléans, Cyrille Aimée suscite l’ovation du public à chacune de ses prestations. La revisite de ce standard de la comédie musicale Passion, signée Stephen Sondheim, révèle en 2019 l’émergence d’une grande voix du jazz féminin.

DAVE BRUBECK – Take Five

17

Sorti en 1959 sur l’album Time Out, « Take Five » est sans doute le morceau le plus diffusé sur les ondes Jazz. Composé par le saxophoniste Paul Desmond, il doit sa singularité à sa rythmique en 5/4, totalement inédite à l’époque. Devenu un standard absolu, il traverse les décennies, repris par des artistes aussi divers que Quincy Jones ou George Benson. Brubeck y atteint un sommet d’élégance et d’accessibilité, offrant à la musique Jazz l’un de ses visages les plus universels.

DEXTER GORDON – Blue Bossa

18

Avec son phrasé ample et élégant, Dexter Gordon fut l’un des premiers ténors à incarner le bebop, avant de s’imposer comme maître du hard bop. Si « Blue Bossa » est composé par Kenny Dorham et rendu célèbre par Joe Henderson sur Page One (1963), la version de Gordon en révèle toute la profondeur. Son souffle généreux et son swing naturel donnent à ce standard, déjà teinté de bossa nova, une intensité nouvelle. Figure charismatique du jazz américain, le saxophoniste a laissé une empreinte durable, aussi bien sur scène qu’au cinéma (Round Midnight, 1986).

DIANA KRALL – Almost Blue

19

Figure majeure du renouveau du jazz vocal, la Canadienne s’est imposée par son timbre feutré et son élégance au piano. Le smooth jazz des années 90 rimait bien souvent avec Diana Krall. En 2002, son album Live in Paris assoit définitivement sa réputation internationale. Nombreuses sont les chanteuses, comme la Parisienne Sarah Lancman, qui le citent parmi leurs influences majeures. On y retrouve « Almost Blue », ballade mélancolique écrite par Elvis Costello, que Krall interprète avec une intensité fragile. Elle signait alors l’un de ses accomplissements les plus marquants.

DJANGO REINHARDT – Minor Swing

20

Composé en 1937 par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli pour le Quintette du Hot Club de France, « Minor Swing » est devenu l’hymne absolu du jazz manouche. Sa structure harmonique épurée offre un terrain de jeu idéal à l’improvisation, magnifiée par le génie incandescent de Django. Ce standard célébrissime inspira d’innombrables reprises, de Didier Lockwood à des formations modernes, et reste aujourd’hui la carte de visite du swing à la française.

DUKE ELLINGTON – Caravan

21

Sorti en 1937, « Caravan » s’impose aussitôt comme l’un des plus grands succès de Duke Ellington. Standard repris des centaines de fois, il symbolise l’élégance et l’exotisme d’un jazz ouvert aux influences orientales. Avec ce titre — comme avec « Perdido » — Ellington affirme son génie de chef d’orchestre et de compositeur visionnaire, qui marqua de son empreinte l’histoire du jazz des années 1920-1930 et au-delà.

ELIA BASTIDA – Autumn In New York

22

Révélée par Joan Chamorro et proche de la trompettiste Andrea Motis, Elia Bastida s’impose aujourd’hui comme l’une des rares figures du violon jazz. Un instrument encore discret face au piano ou au saxophone. Avec « Autumn in New York », elle illustre sa sensibilité. Aussi, elle inscrit son jeu élégant dans la grande tradition des standards.

ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG – Summertime

23

Dès l’adolescence, Ella Fitzgerald triomphe à l’Apollo Theater de Harlem. Soutenue par Marilyn Monroe, elle brise les barrières raciales et marque l’histoire par une voix d’une pureté rare ainsi qu’une virtuosité rare dans le scat. Avec plus de 70 albums et 14 Grammy Awards, elle rejoint Sarah Vaughan et Billie Holiday au panthéon de la musique Jazz. En 1959, elle enregistre avec Louis Armstrong l’album mythique Porgy and Bess, dont le « Summertime » reste une interprétation légendaire.

HORACE SILVER – Song for My Father Playlist Musique Jazz

JIMMY SMITH & WES MONTGOMERY – OGD

JOHN COLTRANE – Wise One


ESBJÖRN SVENSSON TRIO (EST) – Seven Days Of Falling

24

Actif de 1990 à 2008, l’Esbjörn Svensson Trio (E.S.T.) fut probablement le groupe le plus influent de la scène Nordic Jazz. Partant d’un ancrage classique, le pianiste suédois et ses complices ont progressivement intégré rock et électro, forgeant un style novateur qui séduisit bien au-delà du cercle jazz. Avec « Seven Days of Falling », le trio affirma sa modernité sur les plus grandes scènes internationales.


FRANK SINATRA – Fly Me To The Moon

25

En 1964, Frank Sinatra reprend « Fly Me To The Moon » avec le big band de Count Basie et en fait l’un des sommets de son répertoire. Devenu un hymne romantique universel, ce standard swing accompagna même symboliquement les premiers pas d’Armstrong sur la Lune en 1969. Une interprétation intemporelle qui scelle la légende du crooner.

GREGORY PORTER – Be Good (Lion’s Song)

26

Dès le début des années 2010, Gregory Porter s’impose comme l’un des héritiers du jazz vocal afro-américain. « Be Good (Lion’s Song) », tiré de l’album Be Good (2012), illustre son art d’unir tradition et modernité, nourri de gospel, de soul et de swing. Ballade tendre et intimiste, elle révèle toute sa capacité à émouvoir sans artifice.

HERBIE HANCOCK – Cantaloupe Island

27

Peut-être l’un des standards les plus emblématiques d’Herbie Hancock. Porté par un riff de piano inoubliable et une rythmique funky, ce titre de 1964 annonce déjà les audaces du jazz fusion. En 1993, le groupe britannique US3 en fera un tube planétaire en le samplant sur « Cantaloop », preuve de l’intemporalité de cette composition culte..

IBRAHIM MAALOUF – True Story

28

Trompettiste franco-libanais, Ibrahim Maalouf s’est imposé comme maître de l’improvisation et du métissage des genres. Accessible et ouvert au grand public, son jazz mêle héritage oriental et influences modernes. « True Story », extrait de l’album 40 Mélodies (2020), en est une illustration singulière. Fort de vingt ans de carrière, de collaborations prestigieuses (Roberto Fonseca, Toufic Farroukh, David Linx) et de scènes majeures (Printemps de Bourges, Wolfijazz, Saint-Denis…), Maalouf est aujourd’hui une figure incontournable du jazz contemporain.

LONNIE LISTON SMITH – Expansions Playlist Musique Jazz

KENNY BARRON TRIO – Beautiful Love

KENNY DORHAM – Una Mas (One More Time)


JOHN COLTRANE – Giant Steps

29

Avec Giant Steps (1960), John Coltrane signe l’un des albums les plus révolutionnaires de l’histoire de la musique Jazz. Le titre éponyme, construit sur des enchaînements harmoniques vertigineux, devient un passage obligé pour tout saxophoniste. Figure majeure du hard bop mais aussi pionnier du jazz modal, Coltrane repousse ici les limites de la virtuosité et de la composition. « Giant Steps » marque une étape décisive dans sa quête spirituelle et créative, ouvrant la voie à une nouvelle ère du jazz moderne.

KEITH JARRETT TRIO – I Fall In Love Too Easily

30

Pianiste d’une rare délicatesse, Keith Jarrett impressionne par son exigence et l’état de transe qui semble habiter ses performances. Avec Gary Peacock (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie), il forme un trio mythique qui marquera l’histoire du jazz moderne. À côté de compositions originales, la formation revisite aussi de grands standards avec une intensité unique. Leur interprétation de « I Fall In Love Too Easily », popularisé par Frank Sinatra en 1945, en révèle toute la profondeur et la poésie.

LIONEL HAMPTON – Flying Home

31

Showman hors pair, mais surtout virtuose du vibraphone, Lionel Hampton a marqué l’histoire du swing par son énergie communicative. « Flying Home », enregistré en 1939 avec le big band de Benny Goodman, devient l’un de ses plus grands succès. Ce standard, porté par un solo de saxophone flamboyant de Illinois Jacquet, est considéré comme un jalon majeur dans l’évolution vers le rhythm and blues. Symbole d’une musique festive et puissante, « Flying Home » demeure l’un des morceaux phares du répertoire de la musique jazz.

LONNIE LISTON SMITH – Expansions*

32

Sorti en 1975, « Expansions » incarne la vision cosmique et spirituelle de Lonnie Liston Smith. Pianiste et claviériste, il y fusionne jazz, funk et soul dans un groove hypnotique qui deviendra l’une de ses signatures. Véritable hymne du jazz-funk, ce morceau prône aussi un message de paix et d’ouverture, en phase avec l’esprit de son époque. Toujours très joué dans les clubs, « Expansions » reste une référence incontournable pour qui explore le jazz groovy et spirituel des années 70.

LOUIS ARMSTRONG – What A Wonderful World

33

Enregistré en 1967, « What a Wonderful World » reste l’un des titres les plus universels de Louis Armstrong. Hymne à la paix et à l’amour, il contraste avec le parcours d’un musicien issu d’un quartier pauvre et ségrégué de La Nouvelle-Orléans. Au crépuscule de sa vie, Armstrong y livre une interprétation bouleversante qui fera de lui un ambassadeur planétaire de la musique jazz. Certains y voient une vision trop obséquieuse et servile. Mais peu importe : ce classique demeure à jamais un symbole intemporel d’espérance et d’humanité.

MARCUS MILLER – Strum

34

Bassiste d’exception, Marcus Miller a imposé la Fender Jazz Bass comme instrument de lead grâce à son jeu unique, mêlant slap virtuose, walking bass et groove funk. S’il excelle d’abord dans le jazz, son langage reste profondément marqué par cette énergie funk qui définit son style. « Strum » illustre cette identité musicale, entre sophistication et puissance rythmique. En concert, notamment lors de son hommage à Miles Davis filmé par Zycopolis (Tutu Revisited, Lyon 2009), Miller confirme pourquoi il demeure l’un des maîtres incontestés du jazz-funk contemporain.

MELODY GARDOT – Baby I’m A Fool

35

Rescapée d’un grave accident qui la cloua longtemps dans un lit d’hôpital, Melody Gardot a bâti une carrière marquée par la résilience. Avec « Baby I’m A Fool », extrait de son album My One and Only Thrill (2009), elle impose un jazz vocal feutré, mêlant sophistication et sensualité. Sa voix douce et légèrement voilée, portée par des arrangements orchestraux raffinés, confère à cette ballade une intemporalité qui rappelle les grandes dames du genre. Un titre finalement emblématique de son univers, entre fragilité et assurance.

MICHAEL BUBLÉ & CÉCILE MCLORIN SALVANT – La vie en rose

36

En 2013, Michael Bublé convie la franco-américaine Cécile McLorin Salvant à revisiter « La Vie en Rose ». Un standard, immortalisé en outre par Édith Piaf. La rencontre de leurs timbres — la suavité pop-jazz de Bublé et la profondeur singulière de Salvant — donne une version à la fois respectueuse et moderne. Portée par des arrangements élégants, cette reprise illustre la capacité du jazz vocal à réinventer les classiques de la chanson française. Une interprétation raffinée qui rend hommage au patrimoine tout en séduisant un large public international.

MILES DAVIS – So What

37

Ouverture magistrale de l’album Kind of Blue (1959), « So What » demeure le standard le plus emblématique du jazz modal. Expression favorite de Miles Davis, son titre illustre une structure dépouillée où le trompettiste libère toute la créativité de son quintet — John Coltrane, Bill Evans, Cannonball Adderley, Paul Chambers et Jimmy Cobb. Dire l’essentiel en quelques notes, tel était l’art de Davis. Explorer son univers, c’est aussi plonger dans ses lives (Merci Miles! Live at Vienne, Jazz at the Plaza, Montreux) et redécouvrir des perles accessibles comme « Solar », « Tune Up », « Bag’s Groove » ou « The Man I Love ».

MULATU ASTATKE – Yèkèrmo Sèw

38

Père de l’éthio-jazz, Mulatu Astatke a su marier les rythmes traditionnels éthiopiens avec les harmonies du jazz moderne. Avec ses sonorités hypnotiques ainsi que son groove lancinant, le morceau « Yèkèrmo Sèw » incarne une fusion unique, à la fois enracinée en Afrique et ouverte sur le monde. Véritable passerelle entre jazz, musiques du monde et culture contemporaine, ce morceau a largement contribué à redonner à Astatke une reconnaissance internationale.

NINA SIMONE – My Baby Just Cares for Me

39

Enregistrée en 1958 pour son premier album Little Girl Blue, cette reprise devient le titre fétiche de Nina Simone. Pianiste classique de formation, elle y impose déjà son style singulier, entre sophistication et groove. Restée relativement discrète durant des décennies, la chanson connaîtra une seconde vie en 1987, lorsqu’une publicité pour Chanel N°5 la remet sous les projecteurs. Entre humour et sensualité, Nina Simone y dévoile son art unique : transformer un standard léger en un véritable joyau. Un morceau qui résume, en outre, son aura comme sa grande liberté d’interprétation.

NORAH JONES Feat WYNTON MARSALIS – You Don’t Know Me

40

Rencontre entre deux univers, celui de la chanteuse pianiste Norah Jones et du trompettiste Wynton Marsalis. Ensemble, ils revisitent « You Don’t Know Me », standard popularisé par Ray Charles en 1962. La voix douce et feutrée de Jones se mêle au lyrisme raffiné de Marsalis afin d’offrir une interprétation à la fois intimiste et intemporelle. Captée lors d’un concert en 2005 au Lincoln Center, cette version illustre parfaitement la capacité du jazz à se renouveler en mariant tradition et modernité.

OSCAR PETERSON – C Jam Blues

41

Composé par Duke Ellington dans les années 40, « C Jam Blues » est un standard bâti sur une mélodie minimaliste de seulement deux notes, do et sol. Oscar Peterson s’en empare en 1959 pour en livrer une version magistrale avec son trio, et sur le label Verve. Derrière la simplicité apparente, il déploie un swing irrésistible ainsi qu’une grande inventivité mélodique.

MAX ROACH – Lonesome Lover

MILEs DAVIS

WILLIS JACKSON – Nuther’n Like Thuther’n


ROBERT GLASPER – So Beautiful

42

Extrait de l’album Black Radio (2012), « So Beautiful » illustre à merveille la démarche singulière de Robert Glasper : brouiller les frontières entre musique jazz, soul et hip-hop. Pianiste visionnaire, il s’entoure ici du chanteur Musiq Soulchild afin de livrer une ballade où harmonies jazz et groove R’n’B s’entrelacent. Ce titre cristallise l’esprit du projet Black Radio, qui fit entrer Glasper dans une nouvelle dimension en ouvrant le jazz à une génération nourrie de néo-soul et de culture urbaine.

SADE – Smooth Operator

43

Avec son timbre suave, Sade Adu impose dans les années 80 une pop sophistiquée aux inflexions jazz. « Smooth Operator », porté par un saxophone devenu iconique, esquisse le portrait d’un séducteur insaisissable, globe-trotter du cœur. Interprété notamment live à Montreux, ce titre demeure l’un des emblèmes du jazz-pop raffiné de la décennie.

SANT ANDREU JAZZ BAND – Triste

44

Née à Barcelone sous l’impulsion du saxophoniste Joan Chamorro, la Sant Andreu Jazz Band révèle dès la fin des années 2000 de jeunes talents promis à de brillantes carrières. Sur « Triste », la voix délicate d’Alba Armengou illumine ce standard bossa nova. Entre fraîcheur et sincérité, l’ensemble diffuse une énergie communicative qui séduit les festivals internationaux, révélant des figures comme Rita Payés ou Andrea Motis, remarquée notamment au Jazz San Javier en 2019.

SARAH VAUGHAN – Lullaby of Birdland

45

Le jazz vocal féminin réunit aujourd’hui un parterre de chanteuses fabuleuses parmi lesquelles Youn Sun Nah (« Momento Magico »), Solveig Slettahjell (« Come in from the Rain »), Roberta Gambarini, ou encore Sara Lazarus (« Morning »). Mais aucune ne saurait rivaliser avec Sarah Vaughan. La chanteuse américaine excellait dans le bebop, le scat, mais aussi dans les ballades qui sublimaient son vibrato. Sa magie opère toujours dans ce classique « Lullaby of Birdland », dédié au club de jazz le plus mythique de New York. Le disque Live at the Berlin Philharmonie (1969) renferme des interprétations sublimes de « Misty », « All of Me » ou « Time After Time » que nous vous invitons à découvrir de toute urgence. À écouter également : l’enregistrement de 1954 Sarah Vaughan à Paris, présentant une irrésistible reprise jazz de « That’s All ».

SIDNEY BECHET – Petite Fleur

46

Avec sa clarinette, le natif de la Nouvelle-Orléans aura sillonné le monde entier. Il a représenté dignement le jazz de dixieland mais aussi le charleston. Mais c’est en France, d’abord au sein de la Revue Nègre parisienne, qu’il passera ses plus belles années de vedette. Et si le titre « Petite Fleur » sera de loin son plus grand succès commercial, l’influence artistique de ce prodige n’a d’égale que les noms prestigieux qui n’ont eu cesse de l’honorer. Citons, par exemple, Louis Aragon, son partenaire Claude Luter, ou encore Georges Brassens.

STACEY KENT – How insensitive

47

Chanteuse à succès, Stacey Kent nous enchante ici par une revisite bossa nova jazz digne de la playlist Musique Jazz des soirées de monsieur l’ambassadeur. C’est élégant et parfaitement à propos.

STAN GETZ – Misty

48

Avec un style identifiable dès les premières notes, Stan Getz se sera imposé parmi les plus grands saxophonistes ténor de son temps. Mariant douceur et élégance, il fut considéré comme le chef de file du jazz cool. Aussi, avec le guitariste charlie Byrd, il introduit la bossa nova sur le marché occidental à travers l’album « Jazz Samba » au début des années 60. Misty est la reprise d’un standard Jazz americain, qu’il enregistre en 1988.

THELONIOUS MONK QUARTET – Blue Monk

49

À la fois compositeur et pianiste inclassable, Thelonious Monk a marqué la musique jazz par son jeu singulier, anguleux et inventif. « Blue Monk », composé en 1954, est l’un de ses thèmes les plus célèbres, construit sur une grille de blues qu’il transforme en matière d’expérimentation. Interprété par son quartet, ce standard illustre son génie minimaliste et son humour musical. À écouter également : « Pannonica », superbe hommage à la baronne de Rothschild, grande mécène du jazz.

YOUNGBLOOD BRASS BAND – Brooklin

50

Né dans le Wisconsin à la fin des années 90, le Youngblood Brass Band bouscule les codes en mêlant tradition des fanfares de La Nouvelle-Orléans et énergie hip-hop. Avec « Brooklin », le groupe déploie toute la puissance de ses cuivres et percussions dans un déluge rythmique qui incarne le riot jazz. Militants et explosifs sur scène, ils ont contribué à populariser une esthétique urbaine, festive et engagée, faisant d’eux l’un des brass bands les plus influents de la scène internationale.



Playlist Musique Jazz: La sélection de Quel-DJ

A voir également:

Musique Jazz Manouche: 20 titres absolument incontournables.
Playlist Blues: découvrez les pépites inscrites au patrimoinne du genre
Notre sélection Soul pour votre dancefloor.
Megamix: notre playlist Soul / Disco/ Funk en 50 titres



Playlist Musique Jazz