Né à la fin des années 1970, le dancehall fera mine d’obéir aux bases du reggae pour mieux délaisser la parole rasta au profit d’un flow salace et vindicatif. Portraits de quelques-uns de ses protagonistes. Pour retrouver les autres membres de la grande famille jamaïcaine,


A ► C

ADMIRAL BAILEY – Punanny
Un oeuvre eighties, entrée dans le patrimoine de la musique jamaïcaine malgré un soutien radio peu enthousisaste. Probablement parce qu’il s’agit de l’un des premiers riddim à être massivement repris.

BARRINGTON LEVY – Here I Come (Broader Than Broadway)
Un hymne dancehall interpété par un artiste non moins immense, et qui a ouvert la voie à bien d’autres

BEENIE MAN – Who Am I
Le Roi du Dancehall nous livre dans un patois rayonnant désormais à travers le monde, un son lourd dont l’intro à elle seul ressusciterait les zombies du dancefloor. Soulignont également

BOUNTY KILLER – Lodge

BUJU BANTON – Champion
Un « Gyal Tune » que le monstre sacré du Dancehall interprète avec maestria.

CAPLETON – Tour

CHAKA DEMUS AND PLIERS – Murder She Wrote
Aucune playlist dancehall ne saurait oculter ce son. D’abord parce qu’il est celui qui définit le dancehall pour le commun de mortel. Puis, parce qu’à défaut, son riddim qui flirte avec la perfection est toujours attendu même s’il est repris par d’autres.

D ► F

DAMIAN « JR GONG » MARLEY – Welcome to Jamrock
Un titre reggae intense, aux accents de dancehall et qui, au fond, a rencontré une certaine universalité.

DJ MATHEMATIC Feat. KONSHENS – React

DAWN PENN – You Don’t Love Me (No, No, No)
Un titre majeur, sans doute trop monotone pour innonder le dancefloor mais que les connaisseurs aiment toujours entendre en fin de soirée.

ELEPHANT MAN – Pon De River, Pon De Bank
Du Dancehall taillé pour le dancefloor. En effet, rien qu’à sa sortie en 2003, rares sont les clips du genre qui exprimaient une telle recherche chorégraphique.

G ► M

GYPTIAN – Hold You
Une production assez étrange, poussive sur la plan rythmique, et qui ne semble pas réellement aboutie tant on attend qu’il s’y passe un truc. Puis, une fois arrivé à la fin du morceau, on tente une seconde écoute, puis une troisième, puis finalement une quatrième qui marque un léger point de côté. Un classique!

INI KAMOZE – Here Comes the Hot Stepper
Au croisement du dancehall et du hip-hop, ce titre est avant tout une excellente référence commerciale. Très largement connu, il permet le plus souvent de jauger un public « meanstream ». Inutile de lancer plus tard sa playlist dancehall, s’il ne rencontre pas au moins un succès d’estime sur la piste.

JUNIOR REID – One Blood
Un valeur sûre, échantillonnée à maintes reprises par les pilliers du Hip Hop.


LOUCHIE LOU & MICHIE ONE – Rich Girl
En dépit de moyens de productions bien plus importants et d’une popularité planétaire, jamais la reprise Gwen Stefani et de Eve ne rivalise avec ce duo devenu légendaire.

MR. VEGAS – Heads High
Le Ragga-Dancehall de la fin des années 90, sur lequel les DJs pouvaient compter pour ambiancer la piste, pose sur le riddim « Playground » qui aura fait naitre bien des succès commerciaux.

S ► Z

SEAN PAUL – Get Busy
S’il fallait définir le plus gros tube dancehall de la première décennie des années 2000, il s’agirait plus que probablement de « Get Busy ». Par contre, pour vendre plus de 10 million de disque à ce jour, Sean P aura ajouté une pleiade d’autres succès qu’il enfile comme des perles, dont “Gimme the Light”

SHABBA RANKS – Dem Bow
Cette pépite, au riddim suffisamment épuré pour laisser place à un véritable déluge verbiale, inspira plus que fortement la scène reggae latine à sa sortie en 1990.
C’est ainsi d’ailleurs que serait né le Reggaeton de Porto Rico.

SISTER NANCY – Bam Bam
A ce jour, plus de 400 chansons créditent ce riddim, vieux d’une quarantaine d’années et communément appelé « Stalag 17 ». Il n’en demeure pas moins que la plus populaire des versions soit celle-ci, alors qu’elle ne rencontra pas à sa sortie, en 1982, un plus franc succès que le « Ring The Alarm » de Tenor Saw (1985).

SUPER CAT – Mud Up
Encore un classique des années 90, qui rivalisa malgré lui avec le « Punanny » de l’Amiral Bailey. En conséquence de quoi, ces deux tracks bouleverseront la musique jamaïcaine, chacun à leur manière, mais surtout de par leur rayonnement à travers le monde.

TANTO METRO & DEVONTE – Everyone Falls in Love
Une tentative, assez audacieuse, de rivaliser avec l’hymne « Murder She Wrote »: le chant est doux, contrasté qui contraste avec la rudesse d’un M.C estampillé Jamaïca…Une belle réussite malgré tout.

TONY MATTERHORN – Dutty Wine
Un Dancehall hardcord forgé dans les soundsystems, adoubé par Bounty Killer en personne, et qui du reste déclencha à sa sortie une polémique digne d’une oeuvre vouée à devenir un classique.

VYBZ KARTEL – Clarks
C’est depuis une Jamaïque qui enregistre sensiblement 365 jours de soleil par an que la star, aussi incontournable que controversé, enregistrait son ode à l’été nommé « Summer Time » et que nous avons finalement abandonné pour notre playlist dancehall, en faveur de « Clarks! ».